Cette mère que je rêvais d’être…

Avant et pendant ma grossesse, j’ai passé du temps à imaginer les parents que nous serions, à prendre des décisions sur notre future vie de famille. Avant, j’avais des idéaux… maintenant je suis maman !

Jon Davis
Jon Davis

Je rêvais d’être une mère sereine. Partant du principe que les bébés ressentent le stress de leurs parents, je pensais très sincèrement qu’avec un peu de bonne volonté j’arriverais à rester détendue et à relativiser tous les problèmes. Je n’avais pas imaginer que tout serait une source de stress. Ça a commencé dès la maternité. Ma fille faisait 4 kilos à la naissance et dormait beaucoup. Moi je trouvais ça formidable : un gros bébé qui fera vite ses nuits ! Les puéricultrices m’ont bien aidée à paniquer ! Au bout de 24h, elles me mettaient déjà une énorme pression sur la perte de poids de ma fille et me demandaient de ne pas la laisser dormir trop longtemps. De retour à la maison, on n’en menait pas plus large, le gros Ours et moi, déclinant à toutes les sauces la formule « assez ? ou trop ? ». Essayez : ça fonctionne pour tout !  Est-ce qu’elle est assez couverte ? Ou trop ? Est-ce que je la prends assez dans les bras ? Ou trop ? Est-ce qu’elle pleure trop ? Ou pas assez (oui, je me suis posée la question, la faute aux troublantes théories d’Aletha Solter dont j’ai parlé ici) ? Après quelques mois, je me trouve détendue sur pas mal de choses (les jouets qui tombent par terre, ou la nécessité de faire porter un gilet à ma fille par 20°). En revanche sur les fondamentaux (sommeil, alimentation), pour la sérénité, on pourra repasser !

Je rêvais d’être une mère cool. Avant d’être enceinte, j’ai beaucoup argumenté auprès du gros Ours pour lui expliquer qu’un enfant ne nous empêcherait pas de sortir ou de voyager. Pendant ma grossesse déjà, j’ai continué à sortir, mais avec un peu moins d’entrain. Sans alcool, franchement, la fête est beaucoup moins folle que ce que les pubs veulent nous faire croire ! Lucide, j’ai résilié ma carte de cinéma. Puis, l’Oursonne est arrivée. Lorsqu’elle avait seulement 12 jours, nous sommes allés passer la soirée chez un ami à l’autre bout de Paris. Pendant les premières semaines, nous l’avons emmenée partout, chez des copains, au restau et même dans des bars. En journée, je ne me privais pas non plus d’aller faire du shopping ou déjeuner avec une sœur ou des collègues. L’Oursonne n’avait pas de rythme précis, je la portais en écharpe et je l’allaitais, je me sentais libre comme l’air. Puis j’ai commencé à lui faire faire des sieste à heures fixes. Et la diversification a compliqué la logistique des repas. Enfin et surtout, surtout, nous faisons tout pour qu’elle dorme la nuit, dans son lit et dans sa chambre. Quand on instaure un rituel et une heure fixe, il n’est plus question d’aller boire des coups. En tout cas pas avec le bébé. Ni avec celle qui lui donne à manger avant de dormir…

Je rêvais d’être une mère belle et mince. Je me disais qu’il ne faudrait pas que je me laisse aller, que je devais renouer avec mon corps, prendre soin de moi, faire un programme de sport intense dès que ma rééducation périnéale serait bouclée. Quelle grande rêveuse je suis ! La réalité, c’est que j’ai des cernes tatoués pour la vie et toujours cinq kilos à perdre depuis que je me suis pesée après la naissance de mon bébé. Le fait que l’allaitement fait maigrir ne s’est pas vérifié pour moi. J’ai nagé de temps en temps ces derniers mois, fait un peu de gym devant la télé. Même si je ne suis pas très fière de devoir me montrer en maillot de bain cet été, je ne peux pas dire que je fais de mon physique une priorité.

Je rêvais d’être une mère aimante. Mais j’étais loin, très loin d’imaginer comme ce serait fort.

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15 commentaires sur “Cette mère que je rêvais d’être…

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  1. Il y a l’enfant qu’on rêve d’avoir, et celui qu’on a, qui est forcément mieux… Et il y a la mère qu’on rêve d’être, et celle qu’on est… qui, selon cette logique, est forcément mieux aussi 🙂 (ha ha, rassurons-nous)

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  2. C’est un très joli article 🙂 . Sur le coup de la mère cool c’est pareil ici en pire : juste apres la naissance j’étais trop angoissée par un potentiel virus pour sortir. Et pourtant je m’étais jurée le contraire avant !

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  3. On est toutes pareilles je crois, pleines d’à priori sur la mère que l’on sera… Mais la maternité révèle beaucoup de choses, parfois même des choses inattendues! C’est un cheminement, je pense qu’il ne faut pas être trop dure avec nous même!

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  4. Tres sympa ton article
    C est comme tout en fait avant on a nos idees
    Apres c est nos pratiques qui prennent le decu
    Mais au fond on fait de notre mieux pour nos petits et c est ce qui compte :()

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  5. Ah, les parents qu’on VOUDRAIT être … et la réalité nous rattrape …
    Pour la maman cool, moi aussi, je me disais, un bébé ça empêche pas de sortir .. et puis depuis un mois, il s’est régulé, les siestes sont plus dur s’il n’est pas dans sont lit, etc. … Bref, j’essaye d’expliquer cet état de fait au papa …
    Les nuit vont un peu mieux chez vous?

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    1. Pas de franche amélioration sur les nuits… C’est gentil de poser la question, ça fait du bien de se sentir suivie et soutenue ! Les siestes sont de plus en plus régulières, et qu’elle les fait maintenant dans son lit, je me dis qu’il y aura forcément des bénéfices sur la nuit au bout d’un moment. Bref, on reste patients !

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