Une histoire de don d’ovocytes

Ce matin, je me suis rendue à l’hôpital pour la dernière étape d’une démarche personnelle et importante pour moi : j’ai fait un don d’ovocytes. C’est un sujet qu’on n’aborde pas si souvent sur la blogosphère, alors je me lance : je vous raconte pourquoi et comment je suis devenue donneuse.

don

Qu’est-ce qui m’a décidée à donner mes ovocytes ?

J’ai entendu parler du don pour la première fois il y a presque dix ans, dans une émission des Maternelles. Je suis incapable de dire pourquoi, à ce moment-là de ma vie, ça m’a parlé tout de suite. Il faut impérativement être déjà maman pour être donneuse (ça vient de changer : depuis le mois dernier, toute femme de 18 à 35 ans peut donner). Je me suis dit : un jour, je le ferai. Et c’est resté dans un coin de ma tête.

Je n’ai pas été confrontée personnellement à l’infertilité. Mais j’ai vécu le désir d’enfant, brutal, physique, obsédant. Pendant les six mois qu’il nous a fallu pour concevoir l’Oursonne, je n’ai pensé qu’à ça, j’ai été déçue chaque mois jusqu’au test positif. J’ai été impatiente, angoissée. Je ne peux pas dire que je sais ce que vivent les couples qui suivent de longs parcours de PMA. Je peux juste imaginer que c’est beaucoup, beaucoup plus douloureux, plus long, que ce que j’ai connu, et je compatis énormément à leur souffrance.

L’Oursonne avait quelques mois quand j’ai repensé au don d’ovocytes. Je me suis rappelé ma promesse. J’avais un enfant et moins de 37 ans : c’était le moment. Enfin, je me disais ça sans urgence. J’y pensais de temps en temps, et puis un soir, je suis allée me renseignée, « pour voir », sur le site de l’Agence de Biomédecine, www.dondovocytes.fr. J’ai cherché le centre le plus proche de chez moi : c’est l’hôpital qui est deux rues plus loin. Et puis j’ai vu les chiffres d’Ile de France pour l’année 2013 :  103 donneuses ; 936 couples en attente d’un don d’ovocytes ; temps d’attente moyen pour ces couples 2 à 4 ans. Ça a été le déclic. Je me suis dit : pourquoi attendre ? J’étais encore en congé parental, donc super disponible pour aller juste à côté de chez moi. J’ai appelé le lendemain et obtenu un rendez-vous.

Concrètement, comment se passe le don ?

  • Pour le premier rendez-vous, j’ai rencontré une gynécologue du service d’Assistance Médicale à la Procréation de l’hôpital. Elle m’a posé quelques questions puis m’a expliqué les différentes étapes du don en détail. Là j’ai découvert une subtilité sur l’ovulation : chaque mois, une dizaine d’ovocytes se développe pour aboutir à l’ovulation d’un seul, pouvant être fécondé par un spermatozoïde. Les autres disparaissent naturellement. C’est pour cela que le don d’ovocytes n’altère pas du tout la fertilité de la donneuse. Le principe est de booster la maturation des ovocytes et de bloquer la sélection naturelle que fait le corps pour l’ovulation. On a fait une écho pour compter le nombre d’ovocytes qui se préparaient à ce moment-là de mon cycle : il y en avait 9 au total, ce qui était une première info encourageante pour mon don. Pour valider ma candidature, il fallait que je rencontre plusieurs spécialiste, et que je fasse plusieurs analyses : un frottis, un prélèvement vaginal, et une prise de sang, que j’ai faite immédiatement après notre rencontre avec les infirmières du service.
  • Quelques semaines plus tard, j’ai rencontré une autre gynécologue, qui m’a encore posé des questions, et un généticien. Il m’a redit très simplement pourquoi. D’abord, parce qu’il y a un « appareillement génétique » pour les dons. Les donneuses et les receveuses se ressemblent dans les grandes lignes. En gros : mes ovocytes de petite blonde aux yeux bleus ne peuvent pas être donnés à de grandes femmes brunes au teint mat. L’autre objectif de cet entretien, c’est de vérifier qu’il n’y a pas d’héritage lourd dans mon patrimoine génétique. On a retracé ensemble un arbre généalogique – c’était long ! j’ai 4 frère et sœurs, 8 oncles et tantes, et 24 cousins germains qui ont donné naissance à 39 petits cousins : je suis bien entourée !!! Il m’a fait la liste de tout un tas de malformations et maladies génétiques, en me demandant si les membres de ma famille. Je ne m’étais pas particulièrement renseigné auprès d’eux, mais j’en savais assez pour répondre finalement, puisqu’on parlait vraiment de problèmes graves, comme la mucoviscidose, l’hémophilie, etc.
  • Le dernier rendez-vous préliminaire a été celui avec la psychologue. Ce rendez-vous permet de reparler des grands principes du don : librement consenti, avec l’accord du conjoint, anonyme et gratuit. On a aussi évoqué les questions et les « fantasmes » associés au don. Dans mon cas, il y en avait deux dont je voulais parler (j’y reviendrai ci-dessous).
  • J’ai reçu ensuite un courrier m’indiquant que mon dossier avait été validé lors d’une commission. Et que les choses sérieuses allaient commencer…
  • J’ai revu la gynécologue que j’avais rencontrée la première fois. Elle m’a donné et expliqué l’ordonnance de piqûres pour la stimulation ovarienne. On a regardé sur le calendrier comment tout cela risquait de tomber. Tout se passerait au prochain cycle. J’ai également revu une infirmière, qui m’a montré comment se présentaient les piqûres et comment les utiliser. Elle m’a aussi conseillé de voir les vidéos tutos sur Youtube (on n’arrête pas le progrès).
  • J’ai eu quelques jours plus tard un rendez-vous avec l’anesthésiste. J’ai choisi de faire la ponction sous anesthésie générale. L’intervention n’est pas longue mais il faut être bien généreux. C’est ce qui m’a paru le plus simple. J’ai déjà été endormie deux fois et ça ne me fait pas peur.
  • Quand j’ai eu mes règles, j’ai prévenu par mail les infirmières du service qui m’ont bien rappelé le calendrier des piqûres, et ont fixé un premier rendez-vous de surveillance. J’ai donc fait, à la maison, devant une vidéo Youtube et sous la surveillance attentive de mon mari, ma première piqûre de Gonal-F, le soir du deuxième jour de mes règles. J’étais un peu impressionnée mais motivée, et tout s’est bien passé. J’ai répété l’opération les trois jours suivants. Le cinquième jour, je suis passée à deux piqûres quotidiennes : le Gonal-F toujours, dans le ventre ; et l’Orgalutran, dans la cuisse. Ça me prenait moins de cinq minutes, tous les soirs à la même heure. Je n’ai pas particulièrement ressenti d’effet secondaire.
  • Le huitième jour, je suis allée à l’hôpital pour un rendez-vous de surveillance. Sur ce créneau matinal (7h-8h30), la salle d’attente était pleine de femmes, seules, ou venues en couple. Statistiquement, je devais être la seule donneuse. Elles étaient donc toutes là pour le rendez-vous de surveillance de leur traitement de stimulation pour une FIV. Toutes en parcours d’AMP. Ça a encore renforcé ma motivation. Le rendez-vous s’est fait en deux étapes : une écho pour contrôler la maturation des ovocytes ; puis une prise de sang pour contrôler… je ne sais pas trop quoi. On m’a demandé de continuer les piqûres, et donné un nouveau rendez-vous quatre jours plus tard, qui permettrait de fixer définitivement la date de la ponction.
  • J’ai donc poursuivi le traitement. J’ai fini par me sentir à l’aise avec l’administration des piqûres. C’est contraignant bien sûr, je mentirais si je disais que c’est indolore, mais je savais qu’il n’y en avait plus pour longtemps. Toujours pas d’effet secondaire à déplorer. Il y a eu un deuxième rendez-vous de surveillance, similaire au premier : écho, prise de sang. On a fixé la date de la ponction, et celle de la dernière injection, du Decapeptyl. J’ai rempli le dossier administratif d’admission pour le jour de l’intervention. Une infirmière m’a briefée sur les consignes à suivre.
  • La dernière injection a été la plus stressante : il y avait un petit mélange à faire, et surtout il fallait respecter une heure fixe. Ce soir-là, j’ai paniqué. J’ai fait l’injection seule – alors que l’infirmière m’avait chaudement recommandé de faire venir une infirmière à domicile. Mais un dimanche (férié !) à 20h30, j’ai préféré me débrouiller seule. J’avais regardé le tuto sur Youtube et je me sentais capable de le faire. Mais sur le coup, j’ai eu peur de ne pas avoir fait le bon choix, peur de mettre en péril le projet, de gâcher tout ce que j’avais fait pendant deux semaines, de décevoir des gens… Mais bon, il n’y avait pas grand-chose à faire à part attendre la ponction.
  • Aujourd’hui, donc, c’était le jour J : le jour de la ponction. J’ai pris une douche à la bétadine hier soir et ce matin. Je me suis présentée à jeun, à 7h au bureau des admissions, puis dans le service d’AMP. On m’a installée dans une chambre, en blouse et en charlotte, et j’ai attendu qu’on m’emmène au bloc. Je me suis installée sur le siège d’opération, avec des étriers. Puis l’anesthésie générale a été administrée par perfusion… Et j’ai rouvert les yeux un quart d’heure plus tard en salle de réveil. J’ai pu ensuite me reposer dans la chambre toute la matinée. Les infirmières ont contrôlé deux fois ma tension. On m’a servi un petit-déjeuner. La gynécologue est venue me demander comment je me sentais, et me dire que j’avais bien donné. J’étais super soulagée. Je sais que la donneuse n’a pas le droit de savoir précisément combien d’ovocytes ont été prélevés, mais j’avais vraiment envie de savoir si tout ça avait servi à quelque chose… La gynéco m’a remercié au nom du service et de « toutes les femmes qui allaient devenir maman grâce à moi ». J’étais très émue d’entendre ces mots. Moins d’une heure plus tard, j’étais rhabillée et prête à partir, avec un arrêt de travail de cinq jours, une ordonnance de Dafalgan pour les jours qui viennent, et d’un autre médicament pour les règles, qui peuvent être très abondantes après une stimulation. On m’a bien alertée sur la possibilité de complication (rare) de l’hyperstimulation ovarienne, recommandé de me reposer et de ne pas rester seule dans les 12h qui suivent l’anesthésie générale. J’ai suivi ces conseils, mais franchement, à part un peu de fatigue et quelques tiraillements dans le ventre, je me sentais très bien à ce moment-là, et c’est toujours le cas à l’heure où j’écris !

A qui j’en ai parlé ? Comment ont réagi mes proches ?

J’ai parlé de ce projet en premier lieu à mon mari. Puis à deux amies, et à mes parents. Ma décision était déjà prise, elle me semblait très personnelle : c’est mon corps, moi qui décide. Mais l’accord du conjoint est indispensable pour valider le dossier, et à la réflexion, je me rends compte à quel point ma fertilité n’appartient pas qu’à moi, mais à notre couple. Mon mari, comme tous les autres d’ailleurs, a été surpris par mon projet. Mes parents ont trouvé mon geste généreux, mais je les ai sentis un peu déroutés, surtout quand il a été question d’anesthésie générale, d’arrêt de travail, etc.

Deux choses auxquelles je n’avais pas pensé spontanément, sont ressorties quand j’ai parlé du don à une amie et à mon mari. Mon amie m’a dit : « mais tu n’as pas peur de reconnaître tes enfants dans la rue ? ». Et mon mari : « quand même, ce que tu fais, ce n’est pas sympa pour notre fille, imagine qu’elle rencontre son demi-frère et tombe amoureuse de lui ! ». La psychologue m’a apporté des réponses rassurantes : d’abord, les centres de dons sont rares sur la France, et le périmètre est donc assez large. Les enfants qui peuvent naître de mon don ne vont pas forcément habiter dans mon quartier, et j’ai peu de chance de les rencontrer. Quant à ma fille, elle a plus de chance de tomber amoureuse de son demi-frère par adultère que d’un demi-frère issu d’un don d’ovocytes… C’est vrai quoi, un homme peut plaisanter toute sa vie sur le fait qu’il n’a pas d’autre enfant à ce qu’il sache… Eh bien pour moi, ce sera pareil ! Allez hop, un pas de plus vers la parité !

A part l’énorme hématome causé par une prise de sang de surveillance, je crois que tout le processus est passé inaperçu au travail, où je n’avais prévenu que ma chef. L’intervention en revanche, est un peu plus délicate à cacher. Je pensais reprendre le travail dès le lendemain de la ponction, et je vais finalement attendre après-demain pour y retourner. La difficulté est surtout que je n’avais pas prévu de crier ce que j’allais faire sur tous les toits. Il s’agit quand même d’un domaine très intime (qui a envie de parler d’ovaires avec ses collègues ?), et puis je n’ai pas fait tout ça pour m’en vanter.

Ce soir, je suis fière et heureuse. Je voulais aider des couples, et j’ai tout fait pour y arriver. C’était un peu contraignant, mais ça valait le coup. Le propos de cet article n’est pas de militer en faveur du don. Mais un peu d’information ne fait jamais de mal dans le cas de cette démarche peu connue. Si vous m’avez lue jusqu’au bout, MERCI ! Si vous avez des questions, je suis là pour y répondre.

A bientôt !

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38 commentaires sur “Une histoire de don d’ovocytes

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  1. Félicitations ! C’est un beau geste que tu as fait ! Sur le site dont je m’occupe, Dans Ma Tribu, il y a une maman qui a bénéficié d’un don d’ovocytes, alors c’est un sujet auquel je suis sensibilisée.

    Moi j’y pense (ma mère l’a fait). Mais ça m’effraie un peu.

    J’ai des craintes bêtes : que le traitement puisse avoir des incidences sur ma fertilité future. Je sais bien que non, mais je ne peux pas m’empêcher de me dire : « Quand j’aurai tous mes enfants »… C’est peut-être aussi que ma mère a eu des problèmes pour concevoir ses (autres) enfants après l’avoir fait, mais c’est très probablement un hasard, je le sais bien !

    Et j’ai des craintes raisonnées : tout le dispositif médical autour… et là tu parles d’AG… moi j’en ai eu une (et une seule dans ma vie) pour mon opération de l’appendicite et j’en ai été traumatisée : j’ai fait une crise de panique épouvantable en me réveillant, les infirmières me regardaient comme une folle et ne faisaient rien pour me rassurer. Et je me suis dit « plus jamais », que si j’avais le choix, je choisirai toujours l’anesthésie locale. Après, personne ne dit qu’une deuxième AG se passerait comme ça aussi. Mais bon. Ça entre dans la réflexion, quoi.

    Je partage ton article sur le fb de DMT ce soir. Je trouve ça super d’avoir le récit de l’autre côté du miroir aussi 🙂

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    1. Hello Chat-mille ! Merci pour ton message. Je viens d’aller lire sur ton site l’article de la receveuse… publié hier : une belle coïncidence !
      Je ne me suis pas posée trop de question sur des problèmes de stérilité future. Au contraire, être éligible pour le don m’a plutôt rassurée sur ma fertilité !
      Oui, c’est vrai, le dispositif médical est très présent. Pendant deux semaines on est dans un dispositif de suivi rapproché. Avant de me lancer, je croyais que ce serait encore plus long donc en comparaison, ça m’a semblé raisonnable ! Pour l’anesthésie, on m’a donné le choix entre locale et générale. On n’est pas obligé de dormir et l’intervention n’est pas longue. J’ai simplement choisi ce qui me semblait le plus confortable et, comme je l’ai dit, je n’ai pas eu de mauvaise expérience avec l’AG.
      Enfin, je crois que tu es plus jeune que moi, tu as encore du temps pour y penser… et avoir d’autres enfants !

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    2. Tu peux choisir l’anesthésie locale si un jour tu sautes le pas.Je ne sais pas pourquoi, je reste réticente sans être contre l’idée car ça me fait peur.. dont celle de croiser un de « mes » enfants, parce que ça reste une partie de moi, je ne sais pas comment l’expliquer. Et puis je me trouve égoïste de penser comme ça.

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  2. C´est vraiment courageux ce que tu as fait ouah je suis toute admirative… Moi je suis déjà fière d´avoir donné mon sang de cordon mais bon à coté ce n´est vraiment rien du tout bien sur.

    Comme Chat-mille j´ai trop de craintes pour franchir le cap… Peur des piqures, du suivi médical, de l´anesthésie ( je n´en ai jamais eu ). Et puis je dois le dire, peur aussi un peu pour ma petite tete. Je crois que ca me perturberait psychologiquement de me dire que j´ai potentiellement des enfants quelque part…

    Mais en tout cas vraiment bravo !

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    1. Eh bien c’est drôle mais avant d’en parler autour de moi, je n’avais pensé qu’aux couples en attente, et pas du tout aux enfants réels qui pourraient naître ! C’est vrai que c’est une adoption, mais elle est tellement précoce… J’ai l’impression de ne pas faire partie de leur histoire, juste d’une pré-histoire.
      Pour les piqûres, si tu fais un gros blocage, ça me paraît difficile à surmonter. Entre les injections quotidiennes, les différentes prises de sang, la perfusion pour l’intervention… c’est vrai qu’il y en a beaucoup en deux semaines. Par contre je n’ai pas du tout vécu comme une contrainte le suivi médical : toute l’équipe était très attentionnée, on me reconnaissait d’une fois sur l’autre… Je pense que ça a beaucoup joué.
      Bravo à toi pour le don de sang de cordon, c’est super d’avoir fait ça !

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  3. Bonjour,
    J’ai eu ma fille grâce à une FIV, sans don d’ovocytes, mais si cette première FIV n’avait pas fonctionné, c’était ce qui était prévu. Au nom de toutes celles qui ont besoin de ces dons, MERCI. Grâce à toi, des femmes vont connaître un le plus grand des bonheurs. Merci.

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  4. J’aimerai juste te dire merci. Merci à toutes celles et à tout ceux qui ont donné comme toi des ovules ou du spermes pour que d’autres puissent connaître le bonheur de porter un enfant et d’être parent. A 25 ans, on m’a diagnostiqué une insuffisance ovarienne sévère. Ma seule chance d’être mère un jour était le don d’ovocyte ou l’adoption. J’ai eu la chance de bénéficier d’un don l’année dernière et aujourd’hui je suis la maman d’un petit garçon et d’une petite fille de 10 mois.
    Avec mon vécu gynécologique , je sais que donner des ovocytes est loin d’être facile. Alors merci pour ce geste désintéressé et altruiste qui comblera de bonheur des personnes comme moi.

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  5. je te félicite vraiment pour ce geste! J’y ai déjà pensé aussi, j’ai des amies et ma belle sœur qui est en traitement pour infertilité, et je culpabilise beaucoup car pour moi aucun souci pour les deux grossesses…
    biz et bravo!

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  6. Bravo pour ce geste très généreux !!!!
    Moi aussi, j’y songe parfois … mais mon conjoint n’est pas super enthousiaste … et là, tu viens de parler d’un peu trop de prise de sang à mon goût :-S Ça en fait combien sur deux semaines? Sachant que je tourne de l’oeil à chaque prise de sang, ça me refroidit un peu … plus que les injections d’hormone …

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  7. bravo pour ce don très généreux! Je voulais apporter 2 précisions: la prise de sang sert à controler un taux sensé augmenté avec la maturationd e tes ovocytes: en effet, tes follicules peuvent grandir (ce que l’on mesure à l’échographie), mais rester vide ou trop peu matures pour « pondre » un ovocyte. c’est à vérifier cela que sert la PDS. Quand à l’anesthésie, ma ponction a eu lieu en locale et vraiment je n’ai rien senti et n’ai pas eu les « complications » du réveil.

    J’ai des amies qui sont retournées bosser le lendemain d eleur ponction. ca se peut. Ca tire sur le ventre et je ne pense pas qu’on soit à ce moment là au top de notre forme, mais pour un don on est moins dans l’angoisse de l’étape suivante de la PMA: le transfert. On a moins besoin de se reposer pour se préparer à la future nidation, je pense… En tous ca sc’est bien qu’ils t’aient arrété quand même.

    Ya juste un truc qui me « choque ». j’ai l’impression qu’entre ta démarche spontanée de rencontre au CECOS et ta ponction, tout s’est passé extremement vite. Alors que pour ma FIV, il a fallut 6 mois de tergiversations médicales alors que le souci venait de mon mari. Ca me fait enrager… et en même temps je me dis que tant mieux: faire les choses plus rapidement t’encourage à avancer, si c’est trop étendu tu repousse à plus tard et te décourages…

    Enfin pour le score, je comprend que ca doit être hyper frustrant de ne pas savoir combien d’ovocytes ça a donné! je ne sais pas si ca marche pareil pour les donneuses mais je sais qu’un donneur de sperme ne peut pas avoir plus de 3 enfants. Au delà de ce chiffre, on détruit le reste des gamètes… alors tu sais, même si tu n’as eu « que » 4 ovocytes, ou 2, ce sera déjà une merveilleuse chance pour une famille 🙂 Merci pour les couples en PMA qui galèrent!

    Ah, et pour le travail: moi je ne l’aurai pas caché (d’ailleurs je n’ai rien caché de mon aprcours PMA et quand viendra le moment de reprendre un traitement pour un don ou une FIV2, je ne le cacherai pas non plus): en parler, c’est aussi sensibiliser les autres à une cause qui à priori te tient à coeur 🙂 la moitié de tes collègues ne sait surement pas à quel point ca peut être difficile d’avoir un enfant et combien de couples attendent ce genre d’acte désinteressé. Merci pour eux!!!!

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    1. Merci Myrabelle pour ton message et pour tes précisions sur la prise de sang. Effectivement, entre le premier rendez-vous et la ponction, il s’est passé environ trois mois. Je n’y avais pas pensé, mais c’est vrai que c’est une prise en charge rapide et que ça peut sembler injuste… sauf que cela permet aussi de mettre un terme à l’attente de certains couples, donc l’un dans l’autre j’imagine que tout le monde y gagne. Et puis c’est vrai que ça m’a évité de revenir sur ma décision !
      Je suis d’accord avec toi pour le nombre. Je n’ai pas d’objectif quantifié, et même si mon don n’aide qu’un seul couple bah… c’est déjà ça de pris !
      Enfin pour le travail, j’aurai peut-être moins de mal à en parler maintenant que c’est derrière moi. D’ailleurs, tout raconter sur le blog et recevoir des messages de soutien aujourd’hui m’a encore fait avancer sur le sujet. C’est une cause qui me tien à cœur, c’est sûr, et elle mérite d’être mieux connue.
      Je t’envoie tous mes vœux de réussite pour ta prochaine FIV.

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      1. Oui c’est sur que dans la mesure où ca évite de trop cogiter c’est mlieux pour les donneuses que ça se passe vite…

        La première FIV a été la bonne pour nous, la seconde sera du bonus 😉

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  8. C’est une belle démarche que tu as faite. J’admire et je crois que pour le moment j’en suis incapable même si j’aimerais beaucoup… Il faut encore que ça chemine dans ma tête. En tout cas bravo à toi

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    1. Hello Chocobon ! C’est gentil de prendre des nouvelles ! Nous allons bien, l’Oursonne et moi. J’ai du mal en ce moment à trouver le temps et l’inspiration pour le blog… Comment ça va chez toi ? Tu te rends compte que nos petits bouts vont avoir un an bientôt !!!

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      1. merci! je t avoue que comme je sais que tu es dans la meme region que moi j ai pensé aux tragedies de y’a 3 semaines … mais contente de voir que tu vas bien!! oui bientot leur premier anniversaire ca passe trop vite !!!!

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