La sophrologie et moi

Aujourd’hui, je me rends à ma cinquième et dernière séance de sophrologie. C’est la préparation à l’accouchement que j’ai choisie, sur les conseils des sage-femmes de la maternité où je suis suivie. Petit bilan de cette préparation très différente de la première…

sophro

Pourquoi la sophrologie ?

Pour ma première grossesse, j’ai suivi les cours collectifs de préparation à l’accouchement proposés par la maternité. C’était très complet, convivial et animé par une sage-femme très drôle, à laquelle je dois par ailleurs l’une des clés de la réussite de mon allaitement (je vous ai tout raconté ici, ici et ici). C’était un choix parfait pour ce premier accouchement (si seulement j’avais été un peu plus attentive au moment où on parlait de la césarienne… mais je ne peux m’en prendre qu’à moi-même).

Pour cette deuxième grossesse, j’ai brièvement hésité à suivre à nouveau les cours collectifs, car je n’accouche pas dans la même maternité que la première fois (puisque nous avons déménagé). Mais une sage-femme m’a encouragée à essayer autre chose, et même, je cite, à « me faire plaisir » en découvrant quelque chose de nouveau et qui me ferait du bien : yoga, sophro, préparation dans l’eau, haptonomie, etc. C’est la sophrologie que j’ai retenue. J’étais très curieuse de découvrir cette « discipline », et cela m’a semblé être la bonne occasion.

Comment ça s’est passé ?

J’ai fait cinq séances en tout. Pour chacune, nous avions identifié un objectif différent : familiarisation avec l’état sophroliminal et la relaxation ; travail plus ciblé sur le périnée ; gestion de la douleur ; visualisation des différentes étapes de l’accouchement.

Le déroulé était assez similaire à chaque séance : un petit moment d’échange avec la sophrologue ; puis la « sophronisation », pendant laquelle j’étais allongée, les yeux fermés tandis que la sophrologue me parlait pour guider la séance ; et à nouveau un petit échange pour finir. Toutes les séances ont été enregistrées sur mon portable, pour que je puisse les réécouter à la maison.

Ce que j’en retiens…

Je ne peux évidemment pas encore me prononcer sur ce que cela va m’apporter à l’accouchement. Mais déjà pendant la grossesse, j’en ai retiré pas mal de bénéfices : la pensée positive, la relaxation, m’ont fait beaucoup de bien. C’est une belle découverte pour mon esprit « cartésien mais ouvert » (diagnostic de ma sophrologue haha). Prendre confiance dans ma capacité à gérer la douleur, même si c’est encore très théorique, eh bien, c’est toujours bon à prendre. Enfin, avoir quelqu’un qui préconise beaucoup de repos, c’était aussi une très bonne chose pour moi, d’autant que j’ai commencé la préparation à un moment de très grande fatigue. La sophrologue m’a également vivement conseillé de continuer à pratiquer nos séances à la maison après la naissance du bébé, pour me détendre, prendre du recul, recharger les batteries.

J’ai aussi trouvé à cette préparation quelques défauts : on ne se focalise que sur l’angoisse et la douleur, c’est moins complet qu’un programme de préparation à la maternité, qui permet aussi d’évoquer plein de choses sur la grossesse, l’allaitement, les soins du bébé, etc. Un autre point, mais c’est plus personnel, j’ai trouvé le dialogue difficile sur les points techniques comme la césarienne d’urgence ou le déclenchement, que j’avais besoin d’aborder. Ma sophrologue n’est pas un membre du corps médical. Un exemple précis : elle a insisté pour que j’accepte cette fois-ci de dépasser le terme, sans demander un déclenchement, car c’est le bébé qui décide, il ne faut pas contrarier la nature, etc. Là je me suis sentie incomprise, et en décalage avec elle. Nous en avons parlé plusieurs fois car c’est un point très sensible pour moi, j’ai été très stressée d’arriver à terme la première fois, j’avais l’impression que tout allait se périmer, que tout pouvait mal tourner alors qu’on était si près du but. Je ne sais toujours pas bien comment me positionner sur cette question, ni comment je réagirai si la situation se reproduit. Mais je suis très marquée par les propos de Thierry Harvey (qui a signé notamment cet article).

Bref si c’était à refaire… Je pense que ne pas aller en cours collectif et choisir une préparation individuelle reste un bon choix pour une seconde grossesse : on a déjà de l’expérience, et besoin de se concentrer sur des questions plus spécifiques. Le côté « individuel » des séances permet d’aller assez loin dans l’échange, avec les réserves que j’ai évoquées. A l’inverse, je ne recommanderais pas à une future maman qui atend son premier enfant de foncer vers une préparation alternative, qui risque d’être moins exhaustive. Dans mon cas particulier j’aurais peut être dû me tourner plutôt vers une sage femme libérale, car j’ai probablement sous-estimé au départ mon besoin de revenir en détail sur des points techniques et médicaux. J’ai évidemment la possibilité de le faire dans le cadre de mes rendez-vous mensuels, mais je n’ai pas toujours le même interlocuteur, donc il me manque le côté « suivi ».

 

Pour aller plus loin…

  • Le témoignage d’une autre blogueuse sur le sujet, celui de Louna.
  • Et parmi vous, qui s’est lancé dans une préparation « alternative » ?
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5 commentaires sur “La sophrologie et moi

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  1. Pour ma deuxième grossesse moi aussi j’ai choisi des cours de prépa différents, et j’ai mélangé pleins de disciplines: haptonomie principalement mais aussi yoga et sophrologie. J’ai été ravie de mon choix, surtout l’haptonomie avec une sage femme qui nous a mis en confiance pour accoucher de façon plus active et pour ne pas se laisser guider par l’équipe médical souvent très directive dans les maternités.

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      1. Dans mon cas, ce n’était pas avec la même sage femme que j’ai fais l’haptonomie et le yoga/sophrologie, donc non effectivement, a priori l’haptonomie ne va pas jusque là.
        Concernant l’idée que tu as, elle n’est pas vraiment fausse, nous nous centrions beaucoup sur le bébé mais aussi surtout sur le triangle que nous formions avec chaque relation particulière (papa-bébé-maman), car l’haptonomie invite à aller vers l’autre, à s’ouvrir à l’autre et à vivre pleinement la relation sensorielle et émotionnelle qui se crée. C’était intéressant, j’ai beaucoup appris!

        Aimé par 1 personne

  2. C’est chouette que cette préparation sophro t’ait fait du bien, en fin de grossesse : c’est aussi le principal avantage que j’y ai trouvé !
    Par contre, je comprends ta déception pour le manque de dialogue autour de tes questionnements plus médicaux. Je ne l’ai pas vécu parce que moi c’était une sage-femme qui nous faisait les cours de sophro. En revanche, je n’avais pas l’avantage d’une relation particulière ! 😉

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