Le petit dernier…

Quand sait-on que cet enfant sera le dernier ? Le sait-on un jour ? Faut-il considérer que si on se pose la question, c’est qu’on en veut encore ?

Ma collection d'enfants à date

Avec le gros Ours nous avons toujours voulu plus d’un enfant. Et allez savoir pourquoi, j’ai toujours trouvé que deux, c’était encore trop peu. Nous avions donc plus ou moins en tête au départ d’avoir trois enfants.

Apres la naissance de notre fille aînée, le gros Ours est revenu sur ses positions. Un, ça lui semblait déjà pas mal. Mais moi – à part les premières semaines qui ont suivi la césarienne, pendant lesquelles je me disais que je ne serais jamais capable de revivre tout ça – je ne me voyais pas du tout élever un enfant unique. Je voulais offrir à notre fille le bonheur de vivre avec des frère et sœurs, comme je l’ai connu (j’en ai quatre !). Il me semblait évident qu’on allait avoir au moins un autre enfant. Dans nos débats, l’un de mes arguments était : ça ne changera rien, notre vie a déjà changé, être parent d’un ou quatre enfants, c’est pareil d’un certain point de vue.

Sauf que… notre petite Ourse est née et j’ai trouvé finalement que deux enfants, c’était beaucoup, déjà. J’ai compris qu’être parent d’un ou quatre enfants, ce n’est PAS pareil et je suis désormais très admirative des gens qui ont plus d’enfants que de bras. Depuis la naissance de ma deuxième fille, donc, je ne cesse de changer d’avis : d’un côté il y a la réalité du quotidien qui me décourage régulièrement (notamment l’impatience de retrouver un peu de liberté hors de la fusion avec mon bébé velcro) ; et d’un autre côté je n’ai pas vécu ma grossesse comme si c’était la dernière, je trouve que mon bébé de sept mois est déjà grand et nos câlins koala me manquent… je crois que je serais prête à attendre, rencontrer, couver 100 bébés… mais pas à les élever tous en même temps. Reste à savoir si le projet/le rêve/l’idée d’une fratrie plus large sera suffisamment convaincante.

Quant au gros Ours, il a un avis plus tranché. Encore que… Il y a quelques jours, j’ai écouté le podcast Les couilles sur la table, qui a consacré un épisode à la contraception. Je ne soupçonnais pas que le sujet serait si passionnant. Bref. Il y était question de la vasectomie, entre autres. J’ai trouvé cette option bien confortable pour un couple qui ne veut plus d’enfants, et j’en ai parlé à mon mari qui ÉTONNAMMENT est moins enthousiaste. Lui qui a dit ne plus vouloir d’autres enfants trouve ça trop radical. On ne sait jamais… Il voudrait bien avoir un enfant avec sa nouvelle femme si je meurs (sic).

Je vous laisse sur cette note pleine d’espoir… le sujet reste ouvert et j’aurai sûrement l’occasion d’en reparler. En attendant je suis curieuse de savoir où vous en êtes, vous !

26 commentaires sur “Le petit dernier…

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  1. Il m’a fallu presque 3 ans pour faire le « deuil » du petit dernier. Malgré mes 3 grossesses, ça a été très difficile de se dire qu’il n’y en aurait plus. Aujourd’hui, je suis sereine avec l’idée d’en avoir terminé avec cette partie de ma vie, mais le chemin est long … vous trouverez le vôtre aussi, après ce bébé, ou après le suivant … 😉

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    1. Merci pour ces paroles pleines de sagesse… finalement le nombre d’enfants ne change pas grand-chose à ce questionnement, si je comprends bien 😊
      quand on a la chance de vivre de belles grossesses, c’est dur d’imaginer que ça doit s’arrêter !

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  2. On m’a toujours dit qu’il fallait trois ans pour faire le deuil du dernier enfant que l’on aura pas (et Quatre Enfants semble confirmée … ma mère a mis dix a accepté le verdict des medecins lui déconseillant un quatrième enfant ) …
    Bon, nous, au départ, on en voulais 5 ou 6 comme la fratrie de mon mari, puis bon, le premier est né, on est revenu à un chiffre plus raisonnable de 4 (comme chez la plupart de mes cousins) … 😉
    On a toujours su que deux, ce n’était pas assez pour nous, « à peine un début de fratrie », mais vu comment c’est animé certains jours, je comprends les gens qui s’arrête là 😅
    Là, on est dans le projet d’une troisième grossesse et je pense essayer de la vivre comme la dernière pour ne pas avoir de regret si finalement nous renonçons à un quatrième enfant 😊

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  3. C’est un sujet sur lequel, chez nous, émotionnel et rationnel s’opposent. Émotionnellement, j’adore m’occuper des bébés de moins d’un an, je pourrais recommencer je ne sais combien de fois. Et puis mon mari et moi avons toujours rêvé de trois enfants – lui encore plus que moi.
    Mais rationnellement, ça nous fait peur : au niveau organisationnel et financier, est-ce qu’on y perdrait pas en qualité de vie, surtout pour Charles et Pierre ? Et puis j’ai peur aussi pour Charles et sa place du milieu… Enfin même si ma gynécologue a voulu se montrer rassurante, elle m’a dit quand j’ai évoqué le sujet : « On réussira bien à vous faire encore aller au delà de la trentième semaine quitte à vous faire un cerclage ». Ca ne fait pas rêver, et je redoute déjà l’alitement, la néonat’, la grande prématurité si j’ai moins de chance… En plus notre âge fait qu’on n’a pas « tout notre temps pour réfléchir ». En ce moment donc c’est plutôt non. Mais un non pas suffisamment définitif pour passer par la case opération 😉 .

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    1. Oui avec tes deux expériences de prématurité, je comprends que ça fasse évoluer les projets…
      j’avoue que de mon côté je m’interroge moins sur la qualité de vie des enfants que sur la nôtre, mais c’est un raisonnement que je comprends.
      Sinon, l’opération se fait beaucoup en Allemagne ?

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      1. Je n’en ai aucune idée je n’ai jamais abordé le sujet avec mes copines allemandes ! Je le ferai si tu veux et je te tiendrai au courant 🙂 . En revanche je connais un couple français très proche qui a franchi le cap côté masculin ! Pour des raisons médicales c’était compliqué pour la femme et il était d’accord… Ils avaient déjà quatre enfants et plus de 35 ans.

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  4. Ton point de vu me parle assez. Issue d’une famille de 4 enfants, il n’était pas concevable pour moi d’avoir un enfant unique (à moins de ne pas avoir le choix) alors 2 est pour moi un minimum.
    Je trouve que 3, c’est pas mal. Mais je veux sentir le bon moment (s’il arrive). Et puis, il faudrait convaincre mon mari.
    Mais étant donné que ça fait 15 ans que la contraception m’incombe, si nous décidons de ne plus avoir d’enfant, j’aimerais assez que mon mari prenne le relais de la contraception et subisse une vasectomie. Mais nous n’en sommes pas là pour le moment 🙂

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  5. Un sujet pas évident… Je sens que je n’en ai pas fini avec la découverte de la maternité. Mais pour mon compagnon, 3 enfants c’est déjà plus que ce qu’il ne voulait au départ. Les petits n’ont que 16 mois, on a le temps d’y repenser, mais c’est un sujet très sensible…

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  6. Ce n’est pas évident comme question! On tente bébé 2 donc ce n’est pas la bonne période pour y répondre mais je vis tout ça comme si c’était la dernière fois. Par contre, je ne pourrais pas faire de contraception définitive car je ne sais pas de quoi la vie sera faite demain et nous pourrions changer d’avis plus tard! On se revoit dans quelques années, je te dirai où j’en suis dans ma réflexion 😉

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  7. Questions inspirantes ! Je crois qu’il y a finalement autant de réponses que de couples ! Je suis fille unique, et j’ai toujours voulu avoir 3 enfants. Je me suis même toujours dit que si je trouvais le moyen de concilier travail et vie de maman, je monterais bien une équipe de foot ! (rire)
    Et puis ma fille est née, 3 mois après j’étais prête à recommencer. Sauf que depuis, elle a presque deux ans, et que la gestion de la crise des 2 ans, cumulée aux problématiques d’organisation et à l’envie parfois (souvent ?) de pouvoir de nouveau sortir « comme avant » sans se poser de questions a changé la donne. Aujourd’hui, mon compagnon ne veut pas d’un autre enfant (pour toutes les raisons évoquées ci-dessus). Moi, je suis plus mesurée. J’aimerais connaître ce qu’est une fratrie… Je commence à faire le deuil d’un hypothétique n°3 (je ne suis pas sûre moi-même d’avoir envie de m’infliger les « réalités du quotidien » de 3 loulous !), mais pour l’instant, j’ai toujours espoir de réussir à le faire changer d’avis dans quelques années. J’aimerais vraiment revivre une grossesse, et pouponner encore… mais plus tard !
    Bref, la question est bien là, et je crois que la réponse peut évoluer en fonction de plein de choses. Pour ma part, là où j’ai vraiment modifié mon point de vue c’est qu’au départ, j’avais un plan de bataille plus ou moins défini : 3 enfants, avec environ 3 ans d’écart en chaque. Maintenant, je me dis que je verrais bien le moment venu et qu’il sera toujours possible d’en faire « un petit dernier » (ou plus si affinité) en temps voulu !

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    1. Merci pour ce témoignage… je comprends ton envie de prendre du temps et de voir comme ça vient. Moi je n’ai pas encore vraiment lâché sur les écarts d’âge, j’aime bien l’idée des enfants rapprochés – ou alors j’ai peur de ne plus jamais avoir le courage de vivre avec un bébé si je perds le rythme, je ne sais pas…

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  8. Il parait effectivement difficile de dire que cet enfant est le dernier tant qu’il est encore possible d’avoir un autre enfant. On connait tous un couple qui avait dit que c’était fini et qui a finalement accueilli un petit dernier, surprise ou changement de désir.
    Ici, avec 2 filles du même âge que les tiennes, je sens notre famille incomplète mais le quotidien me fais aussi souvent penser que 2 c’est déjà beaucoup (trop ?), que notre famille rêvée de 4 enfants n’est pas réalistes avec nos caractères, moyens financiers, etc. Mais 3 ce serait bien… mais pas tout de suite. Avant chaque naissance, je me disais que pour le suivant on laisserait faire la nature, et puis en fait d’autres projets ont pris le dessus (nouveau travail, auto-construction de maison) rendant non souhaitée une nouvelle grossesse. Actuellement nous ne sommes donc pas en mesure d’accueillir un 3e enfant mais l’envie est là pour plus tard. Mais j’ai peur qu’en fait plus tard, quand les conditions matérielles seront favorables, le désir et le temps soit passés… j’aime materner mais pour ce deuxième bébé ça me pèse quand même plus parfois, et puis mon âge… et donc qu’au final on s’arrête à deux avec un petit pincement au cœur.
    Ceci dit je ne sais pas s’il est vraiment possible de vivre les choses « comme la dernière fois » car finalement même en ayant en tête que c’est la dernière grossesse, le dernier bébé, on reste probablement happé par le quotidien, le temps qui file et la difficulté de savourer l’instant présent. Et en soit, chaque instant est à la fois une première et une dernière fois car c’est toujours différent.

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    1. Ok Marie, ton commentaire est un article complet ! Merci de t’être livrée, je me reconnais sur beaucoup de points que tu évoques 🙂
      Et j’aime ta conclusion : petit dernier ou pas, il faut accepter de voir chaque enfant grandir, il y a toujours des premières et des dernières fois et elles sont toutes uniques.

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  9. Je crois que c’est la plus grande de mes questions…je trouve ça plus difficile à trancher que pour le 2ème. L’équilibre à trouver entre l’envie d’amour (j’aime être enceinte, et pouponner, si je m’écoutais j’en aurais encore plein) et la raison (logistique, financière, et surtout, pour ma part, personnelle – retrouver enfin du temps pour moi me fait craindre de le perdre à nouveau, ne fut-ce que provisoire…). Du coup, je suis 50/50, mais mon mari tranche pour moi, lui qui appréciant le confort retrouvé d’enfants devenus plus grands, ne se sent pas de retrouver le rythme bébé: Ce sera sans regrets, car dans tous les cas, j’y trouve mon compte et j’ai déjà réalisé mon rêve de vie.

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    1. Tout à fait d’accord, au-delà de deux, la réflexion est très différente… Je suis très sensible à la raison personnelle que tu évoques, moi qui me sens un peu prisonnière en ce moment de la fusion avec mon bébé (j’en ai parlé dans un article en te faisant un petit signe, tu l’as vu ?).

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  10. J’en ai 3, plus un beau-fils, et cela reste un deuil difficile à faire. Ne plus jamais être enceinte, ne plus jamais sentir un nouveau-né minuscule et tout chaud contre moi, ne plus le voir me sourire pour la première fois… je crois que quel que soit le nombre d’enfants, toutes les femmes passent par ce deuil. Raisonnablement je sais que notre famille est très bien comme cela, affectivement, je continuerais bien encore.
    Sur les méthodes définitives, je suis assez réservée. Ton mari te livre sa pensée un peu brute :-), mais il n’a pas tort : on ne sait jamais de quoi est faite la vie. Ça vaut pour la ligature des trompes également. Nous y avons pensé aussi à un moment, et puis finalement non. D’autant que la stérilisation peut aussi avoir un impact psychologique sur la vie sexuelle, on ne sait jamais comment on se sentira une fois « amputé » de cette dimension de fertilité, même si on ne s’en sert plus !

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  11. Oh mais je vois que je n’ai jamais pris le temps de laisser de commentaire à cet article dont le sujet me parle pourtant énormément !
    Chez nous, c’est Mister F. qui vient d’une fratrie de quatre, alors que de mon côté nous ne sommes que deux. Et j’ai toujours trouvé cela trop peu. Du coup, on était plutôt parti sur au moins deux mais sans doute trois.
    Et puis Poupette est née, et ma vie a complètement changé : je me suis littéralement effondrée, et depuis ce temps, je continue encore et toujours à remonter la pente, avec plus ou moins de facilité, selon les périodes. La décision de lancer un deuxième enfant, tant voulu mais également tant craint après une première expérience si difficile à vivre pour moi, s’est prise après pas mal de réflexion.
    Mais là, maintenant qu’elles sont deux, et aussi très certainement parce que justement ma deuxième a été un bébé plutôt facile après la tornade qu’a été son aînée, l’envie d’un troisième est de plus en plus mûre et de plus en plus précise.
    Là où je te rejoins complètement, c’est que je ne suis absolument pas prête à vivre mes « dernières fois » de maman. Mais ça, je ne sais pas si je serai prête à les vivre pour un éventuel troisième non plus….

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  12. Hello. Je suis arrivée sur ton blog suite à ton article sur la césarienne, article qui a pas mal résonné en moi et celui là encore plus ! J’ai 3 enfants, beaucoup d’écart entre les 2 premiers (plus de 6ans, la deuxième grossesse ayant tardé à venir) et en revanche la 3 ème est un bébé surprise avec seulement 1 an 1/2 après son frère. Je trouve ma famille équilibrée comme ça et je me se’s incapable d’élever plus d’enfant. Mais faire le deuil de la maternité dans le sens grossesse et nouveau né n’est pas simple, ça reste un sujet récurant et je ne sais pas dans combien de temps ce sera digéré. Quand à la ligature mon mari n’est pas contre mais pas maintenant… On a convenu d’y réfléchir sérieusement et de prendre une décision quand il sera temps de renouveler (ou pas) mon stérilet. Bonne réflexion !

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    1. Je te souhaite la bienvenue sur le blog et te remercie beaucoup d’avoir pris le temps de laisser un commentaire ! D’autres lectrices ont eu la même remarque que toi : peu importe combien d’enfants on a déjà, renoncer à en avoir un nouveau, c’est toujours un petit deuil à faire finalement…

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