Baptiser ses enfants… et après ?

Nos filles ont été baptisées samedi dernier. C’est une décision que nous avons mis un temps fou à prendre pour notre aînée : plus de trois ans ! J’ai aussi beaucoup hésité à aborder le sujet ici – ça me paraît au moins aussi sensible que l’allaitement sur la blogosphère ! -, mais j’imagine que d’autres lecteurs, jeunes parents ou non, se posent les mêmes questions… Alors voilà, les filles sont baptisées. J’ai envie de vous raconter comment on envisage la suite.

Le baptême nous engage à élever nos enfants dans la foi catholique et je pressens que ça ne va pas être simple.

Mon mari et moi sommes à 100% convaincus du message essentiel de la foi chrétienne : aimez-vous les uns les autres.

On comprend même la suite : « comme je vous ai aimés ». Cela signifie que Dieu est le terme qui désigne le plus bel exemple, la plus grande force d’amour pour l’humanité. À mon échelle, l’amour, c’est tout ce que je veux dans la vie. Parentalité, féminisme, écologie, tous ces sujets qui me passionnent, se rejoignent là. Et puis, avoir un parrain et une marraine, deux adultes référents et différents de ses parents, je trouve que c’est une grande chance, une grande richesse. Pour nous, le baptême n’a rien d’anodin. On ne voulait pas le faire « parce que ça se fait », ni « par tradition ». On avait eu la même réflexion pour le mariage, mais pas la même issue : nous ne nous sommes pas mariés religieusement. Pour le baptême, après trois ans d’hésitation, on a fait aux filles ce « cadeau » : un parrain, une marraine, un héritage spirituel… et une belle fête en famille ! C’est un début.

Sauf que. Nous habitons dans les Hauts de Seine, tout près de Versailles.

Un secteur ultra privilégié dans lequel il est tout à fait courant de croiser des familles (très) nombreuses, des mocassins, des pulls marins noués sur les épaules… et une conception de la religion très éloignée de la nôtre. Je sais, je suis dure, c’est très cliché, je devrais apprendre à dépasser mes préjugés et rencontrer ces gens… Mais voilà, on se sent différents et on a peur de ne pas se faire comprendre. Mettre nos filles au catéchisme avec des animateurs « tra-tra » ? Ça ne nous fait pas très envie. Les envoyer chez les scouts d’Europe ? Jamais de la vie ! Aller à la messe sans connaître personne ? Ça semble si difficile…

Alors, qu’est-ce qu’on fait, maintenant ?

Selon moi, il y a plusieurs options :

1. On n’y met surtout pas les pieds et on continue d’aller à la messe une fois par an ou moins, avec des « cathos cools » (mes parents pour ne pas les dénoncer).
2. On y va.

Parce que je n’ai pas envie qu’il ne reste à la messe que des personnes âgées et/ou racistes et/ou intolérantes.

Parce que si les catholiques deviennent une minorité, ils vont pouvoir utiliser ces prérogatives pour faire passer des opinions réac. Parce que j’en ai marre d’avoir honte d’être catholique quand les seuls qu’on voit à la télé sont en pleine manif pour tous.  Parce que je ne comprends pas pourquoi il y a plein de catholiques qui votent à droite alors qu’il n’y a pas plus chrétien que le socialisme et le communisme.

Vous devez vous dire que je ne suis pas très tolérante, moi non plus.

Une bonne messe ne me ferait pas de mal ! Mais sérieusement : où sont les catholiques qui me ressemblent ? Ceux qui avaient 15 ans en 98 et croient à la France black-blanc-beurre ? Ceux qui ne voient pas pourquoi les homosexuels ne pourraient pas fonder de famille ? Ceux qui se battent pour l’égalité des sexes ? Ceux qui n’ont pas envie de mettre les enfants dans le privé ? Ceux qui croient au big bang tout en acceptant qu’il y a aussi une force créatrice qui dépasse l’humanité ? Ceux qui ne croient pas au paradis mais pensent que l’essentiel n’est pas là ? Est-ce qu’ils ont déserté les bancs de la messe depuis leur majorité, comme moi ? Est-ce qu’ils se demandent s’ils doivent rejoindre les rangs à nouveau ? Ont-ils définitivement fait une croix dessus ?

Je pense que le culte est complètement daté, que l’Église doit évoluer.

Quand je vais à la messe (je n’y vais pas souvent), il y a plein de moments où je me demande si tout ça a encore vraiment du sens, si la religion a encore une place dans la société actuelle. Je ne veux pas qu’elle disparaisse, simplement qu’elle se mette à la page pour garder sa vocation d’origine (rassembler, faire réfléchir, prendre du recul, etc.). Mais qui va s’en charger si tous ceux qui veulent du changement filent vers d’autres horizons ? S’il ne reste que les déjà-convaincus, les déjà-satisfaits. C’est sur cette question que mon mari et moi allons spontanément vers des réactions opposées : lui aurait tendance à fuir… et moi, je me demande si je ne vais pas, au contraire, me porter volontaire pour animer le caté !

Ma réflexion est loin d’être terminée.

Je vous l’ai juste livrée, un peu brute, à date. Soyez indulgents !

Et si tout cela vous intéresse, je vous recommande la lecture de cet article de Die Franzoesin, une des rares blogueuses à avoir abordé frontalement le sujet et tous ses points sensibles.

20 commentaires sur “Baptiser ses enfants… et après ?

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  1. Merci pour cet article. Je comprends un peu ton ressenti concernant la religion catholique. Tout comme toi, je ne vais pas très souvent à la messe mais je me dit que la Foi est tout de même là. Je pense que si le prêtre et ses équipes ont des idées qui vont avec notre société actuelle, ça permet d’être plus à l’aise que de côtoyer des spécimens qui font la manif pour tous. Personnellement, dans la paroisse où nous nous sommes mariés et avons fait la préparation au baptême de notre fils, le prêtre est une personne qui a un esprit très ouvert, qui n’a rien contre l’avortement ou le mariage homosexuel et qui s’investit énormément et franchement quand je le compare avec le prêtre du baptême de mon fils qui est tout son contraire, ben franchement je suis bien contente que la paroisse du secteur ou nous habitons soit menée par un homme à l’ouverture d’esprit et non sectaire comme celui qui a baptisé mon fils à l’église où habite mes beaux parents. D’ailleurs, c’est l’une des choses qui me pousse à vouloir inscrire mon fils en école privée car si il est accompagné pour l’éveil à la Foi catholique par des équipes que nous avons pu côtoyer pour notre mariage et la préparation au baptême de notre fils, je suis confiante. Après ça reste mon avis personnel mais j’avoue que lorsque nous avons débuté les préparations au mariage puis celle pour le baptême, j’avais très peur de tomber sur des équipes avec un esprit étriqué et rigoriste et étroit d’esprit mais finalement ce ne fut absolument pas le cas et j’avoue que j’aimerais bien m’investir un peu plus dans l’avenir dans la vie de la paroisse.

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    1. Merci à toi pour ce témoignage. Il montre qu’on ne peut pas se faire d’idée tant qu’on n’a pas vraiment franchi le cap et été à la rencontre des gens. Il y a ensuite de bonnes surprises, et de moins bonnes. C’est une chance pour vous que la bonne surprise soit dans votre secteur, et j’espère que tu sauteras le pas pour participer davantage puisque tu en as envie.

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  2. Ils sont dispatchés un peu partout, ils essayent d’aller à la messe de temps en temps (une fois par mois, ce serait bien …), vont aux principales fêtes chrétiennes, mais je trouve que c’est difficile avec des enfants en bas âge (même si les personnes âgées y sont particulièrement indulgentes, c’est tellement rare maintenant).
    Je crois surtout que comme toujours, il y a une majorité discrète, discréditée par cette minorité hyper-reac’ qu’on montre dans les médias … 😥

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    1. On se rejoint bien, toi et moi, surtout sur ta dernière phrase.
      Et pour rebondir sur les enfants en bas-âge : je crois que ça gêne moins le reste de l’assemblée que les parents et… les enfants eux-mêmes (c’est trop long, il fait froid, on ne les sollicite pas ou pas beaucoup, etc.).

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  3. Mais ils existent les cathos que tu décris!! J’en suis! Pour ma part, je vais de plus en plus à la messe, pas pour des raisons « militantes » mais parce que j’ai de plus en plus besoin de nourrir ma foi, et parce que, égoïstement, ça me fait beaucoup de bien (j’ai l’impression de soigner mon âme).
    Et je pense que c’est en fréquentant l’Eglise qu’on découvre qu’il y a beaucoup plus de gens ouverts à nos idées « catho de gauche » que ce que l’on pensait. Je ne pense vraiment pas qu’on soit une minorité d’ailleurs, mais ça ne fait pas partie de la majorité « pratiquante ».
    Rien n’oblige à être d’accord avec tout le dogme de l’Eglise… Moi je pense qu’il faut aussi revendiquer cette manière de croire qui n’est pas « Manif pour tous ». Et ça peut parfois permettre des échanges très intéressants avec ces autres catholiques plus clichés.

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  4. Waouh ! Je trouve cet article génial. En tout que catholique loin des clichés, c’est vrai qu’il n’est pas facile de s’identifier à l’ensemble de l’assemblée. Mais au final, nous vivons notre foi pour ces gens, pour nous ou pour Dieu ? Je pense qu’une réelle question se pose derrière tous ces préjugés et ses malentendus. Notre société évolue et je pense que le catholicisme est en quelque peu chamboulé. Je pense que l’Église doit se réconcilier avec le monde moderne et adapter un discourt plus ouvert, de tolérance comme Dieu nous le demande.
    Certaines communautés chrétiennes essayent de réunir les foules quelque soit leur origine, leur mode de vie ou le nombre d’enfants qu’elles possèdent. Regardons la foi autrement !

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  5. Ces réflexions, je les ai eues également. Je me sens un peu comme toi et je voudrais participer plus, montrer l’exemple à mes enfants, leur apprendre et faire comprendre ce qu’est la religion. Je sais qu’aujourd’hui je ne pratique pas assez. Mais j’ai la volonté de le faire… J’espère vraiment qu’un jour le déclic sera là et que je m’investirai à mon niveau et selon mes possibilités dans cette vie chrétienne, en y associant bien sûr ma famille. Je trouve que c’est une chouette idée de t’investir dans le caté 🙂

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  6. C’est tout de même très cliché. En fait ce que tu souhaites devenir c’est ce qu’on appelle assez simplement une « catho du dimanche », qui a une approche très « consommatrice » de la religion (dc pas très socialo-communiste …) c’est à dire prendre ce qui t’intéresse, ne contrevient pas à ta vision du monde, ne te pose pas trop de question et te permet en fait de vivre ta foi comme tu l’entends, c’est très bien mais finalement ce n’est pas ça le catholicisme je crois. Je ne crois pas, par exemple, qu’on puisse dire “je ne crois pas au paradis » mais je suis catholique alors que la vie éternelle est le cœur du crédo.

    Du reste il me semble que tu mélanges pas mal de chose, je pense que l’immense majorité des catholiques français croient au Big Bang, ou plutôt ne le remette pas en cause, on n’est pas aux Etats Unis. Ils ne sont pas sexistes (ou pas plus que la moyenne des français disons), la vierge Marie est au cœur du culte et je n’entends jamais dans les sermons la moindre trace de sexisme. Je ne vois pas ce que la France black-blanc-beur vient faire là-dedans, elle n’est jamais abordée à la messe (qui est souvent donnée par des prêtres d’origine étrangère au passage, y compris dans des paroisses rurales) et l’universalité, là encore, est au cœur du message du Christ. Je ne reviens pas sur le socialisme et le communisme chrétien, ça me paraît profondément absurde l’Eglise n’ayant pas vocation à organiser l’Etat depuis la loi de séparations alors que les deux idéologies que tu cites passent par l’asservissement total des populations avec les dérives que l’on sait, le catholicisme n’est ni de droite ni de gauche. Aujourd’hui la question du féminisme et de l’écologie sont centrales dans l’église en France (tu peux jeter un œil à le revue Limite si tu le souhaites), je ne sais pas sur quoi tu bases ton point de vue mais ce serait intéressant que tu échanges avec des pratiquants et que tu dépasses la vision France Inter.

    Le choix de mettre ou non ses enfants dans le privé regarde chacun et n’a, en 2018, plus grand-chose à voir avec la religion, je t’enjoins à te renseigner un peu sur la composition des classes des établissements privés qui sont très souvent à l’image de leur quartier. Les parents fuient le niveau catastrophique de certains publics auxquels leurs enfants sont affectés (parfois même leur violence) et cherchent non pas la pratique du culte pour leurs enfants mais simplement leur permettre d’avoir accès à une éducation de qualité dans un cadre serein avec des professeurs qui ne font pas la guerre à leurs élèves ou n’ont pas renoncés par épuisement.

    Au final il me semble que tu donnes de l’Eglise française que tu ne fréquentes, plus une image très Les Inrocks (que des vieux racistes homophobes, qui tous les dimanches vont chasser les migrants et les homos dans les rues de Paris) alors que les églises sont plutôt pleines, assez jeunes et très ouvertes sur leurs quartiers, leurs villes, le Monde. La Manif pour Tous interrogeait et interroge toujours d’ailleurs la place de la famille dans la société, son sens, et la condition de l’enfant. Peut-on estimer que le « droit à l’enfant » dépasse les droits de l’enfant ? Je ne souhaite pas imposer mon point de vu mais je suis content que l’Eglise se positionne sur ce débat et rappelle que l’éthique et la morale ont toute leur place dans le débat et que ce n’est pas « les gentils » contre les méchants « tra tra ».

    Il me semble que si l’Eglise en France devait reposer sur des gens qui ont ta vision de ce qu’elle représente, elle aurait fermé boutique il y a un moment. Être catholique, ce n’est pas une idéologie, un message, une volonté que l’Eglise existe… C’est avoir une relation personnelle avec Jésus. Peu importe la manière dont ils la vivent. Mais une relation personnelle avec jésus. C’est quand même étonnant, pour un article sur le baptême, qu’à aucun moment, le mot Dieu n’apparaisse.

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    1. Merci d’avoir pris le temps d’écrire un commentaire si long et si fouillé. Il est d’autant plus intéressant que nous n’avons pas le même point de vue, on est un peu chacun de son côté de la porte de l’église… Je n’ai aucun problème à reconnaître que ma vision est clichée, je ne m’en suis pas cachée. Je dois bien assumer aussi le côté caricatural de ma propre position : les Inrocks, France Inter, je les consulte plus souvent que la Bible… Je mélange la religion et la politique, c’est vrai. Cela me semble inévitable mais c’est tout à fait personnel.

      L’Église ne repose pas sur les gens comme moi, c’est certain. Je trouve d’ailleurs dommage cette remarque, elle me paraît un peu brutale et dénote avec le reste de ton commentaire.

      Enfin, ta dernière phrase m’a beaucoup intriguée, le mot Dieu apparaît… une fois seulement !

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      1. C’est vrai que cette remarque était un peu agressive, ce n’était pas l’idée. Mais j’entends bcp de gens s’intéresser à la religion, vouloir pratiquer plus (ou pratiquer tout court d’ailleurs) et ne pas pouvoir s’empêcher de critiquer, de manière souvent assez virulente, ceux qui participent activement à la vie de leur paroisse, sont à la messe tous les dimanche, que l’Eglise soit en vogue ou non et qui, s’ils ne sont pas parfaits, ne font de mal à personne et seraient ravis de voir s’asseoir d’autres jeunes sur les bancs de leur église. C’était là mon point. Navré s’il était agressif.

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  7. Salut ! je ne suis pas catholique, mais je crois que mes beaux parents oui, car ils avaient mis mon mari et ma belle soeur, (leurs enfants quoi XD) au catéchisme et qu’ils m’ont bassiné pour que je baptise ma fille.
    Je dis « je crois » car je ne les trouve pas très sympas et tolérants, alors que la religion chrétienne / catho prône l’amour et la tolérance. J’ai lu des ouvrages pour enfants sur Jésus, et il est super ouvert d’esprit !!!

    Je suis un peu étonnée par ton article. Il y a pleins de clichés sur les catho coincés. Ce sont des clichés ou c’est vraiment ce genre de spécimens qu’on croise à la messe ? ça me rend un peu triste aussi, car j’ai cru comprendre que tu es catholique, mais que tu hésites à offrir à tes enfants l’enseignement religieux à cause de possibles mauvaises fréquentations. ça me rend triste, car ça me fait peur… j’espère que tout ça ne sont que des préjugés que tu pourras dépasser.

    je ne suis pas catholique, et je ne veux pas baptiser mes enfants, car comme tu l’as souligné dans ton article, le baptême et la religion sont de belles choses, et moi non plus, je ne veux pas le faire « juste parce que ça se fait ». je ne suis pas catho, je n’y connais rien, je ne vais pas le faire parce que les beaux parents insistent. car honnêtement je ne vois aucun suivi….

    à ce propos, je leur ai demandé expressément d’arrêter de me bassiner avec le baptême de ma fille, et j’ai dit que leur insistance me « dégoutait » alors que le baptême était censé être une belle chose. La dernière fois que je les ai vus, ils ne m’en ont pas reparlé, et ça s’est mieux passé ouf. un stress en moins.

    dans tous les cas, courage, et je comprends que tu t’interroges. quand tu te demandes si tu vas pas animer le cathé, je trouve ça génial ! si tu as de belles idées, et que tu veux les partager vazy !

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    1. Merci d’avoir pris le temps d’écrire ici pour un témoignage un peu différent. Petite parenthèse : j’adore l’image de « bassiner avec le baptême des enfants », c’est très visuel 😉 Pour nous aussi, c’était un sujet qui revenait de temps en temps sur la table dans nos familles, et ça aurait sûrement pu durer encore longtemps.
      Je te rassure, les « cathos coincés » de ma paroisse sont pour le moment le fruit de mon imagination, puisque je n’ai pas encore osé aller à leur rencontre. J’espère que je leur laisserai une chance de me prouver qu’ils sont ouverts et tolérants même s’ils portent des mocassins (oups, un cliché, pardon).

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  8. Je trouve ton article vraiment très bien, et tu as raison d’avoir osé afficher tes pensées …
    Pour ma part, je ne suis pas/plus croyante. Pour la petite anecdote, j’ai été élevé par un père anti-catho et une mère qui l’était sans l’être, c’est à dire par pure tradition (baptisée à la naissance, quelques messes de temps en temps …). Je ne sais pas comment, mais petit à petit je me suis intéressée à la religion … et donc vers 6 ans, mes parents m’ont inscrit à l’ACE (action catho des enfants). J’ai passé mes meilleurs mercredis, avec les copains du quartier, chez Odile, notre animatrice de club … J’ai été éveillée à la religion mais surtout au monde … Puis, j’ai enchaîné le cathé … Et là, j’ai voulu avoir un baptême … notamment, je voulais moi aussi, avoir une marraine et un parrain. Je me suis donc lancée, du CE2 à la 6ème, dans cette aventure qu’est la préparation au baptême … Sauf que petit à petit, je me suis éloignée de tout cela, notamment à cause de certains abbés trop traditionnels et intolérants à mon goût. Je suis malgré tout allée jusqu’à ma profession de foi, et ensuite, j’ai tout stoppé et j’ai décidé de ne plus avoir de religion. Je disais même que si je devais en avoir une, je me sentais plus proche des protestants que des catholiques … Les années ont passé, et je n’ai pas trop changé d’idée … Toutefois, tes réflexions sur les catholiques de maintenant font énormément écho en moi et je te rejoins sur de nombreux points. J’espère pour cette religion et donc ses fidèles, que les mentalités vont évoluer et que la religion va elle aussi « grandir » pour s’adapter à notre époque …
    Concernant mes futurs enfants, avec mon mari, nous sommes clairs là-dessus : n’étant donc pas croyants ni lui ni moi, nous ne baptiserons pas religieusement nos enfants. Toutefois, ils auront un baptême civil, avec un parrain et une marraine qui auront une mission auprès d’eux, non pas spirituelle mais liée à leur éducation … transmettre aussi des valeurs etc. Par contre, je leur parlerai des religions, toutes confondues. En tant que passionnée d’histoire, j’ai toujours été intéressée par l’histoire des religions … Je veux qu’ils aient cette culture.
    Je veux surtout qu’ils soient, comme moi, libres de choisir ou non une religion …
    Par contre, il n’y a qu’une chose sur laquelle j’ai envie de « revenir » … maintenant que je me prépare à devenir mère dans quelques semaines … c’est la fameuse « crèche » de Noël. Je tiens à ce qu’elle soit présente au sein de notre foyer durant le temps de Noël, car c’est aussi et surtout un énorme souvenir d’enfance … c’est peut être la première pierre à l’édifice qui m’avait conduite alors vers la religion … Je tiens donc à en installer une et c’est justement par ce biais là que je pourrais expliquer à notre enfant, ce qu’est la religion catholique … Mon mari, jusqu’alors fermé à cette idée, est désormais d’accord sur ce point … disons que ça fait aussi partie de la culture française …

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    1. J’adore ton récit, c’est un article de blog à lui seul ! Je trouve que ton histoire illustre bien à quel point le rapport à la foi est un chemin, combien ça peut changer au cours d’une vie… Et je suis d’accord avec toi, c’est compliqué de transmettre ensuite à ses enfants quelque chose de si fluctuant pour nous. Merci beaucoup de t’être livrée.

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