24(0) heures dans la vie d’une maman active : quelques idées pour s’organiser

La semaine dernière, j’ai replongé dans un article que j’avais rédigé il y a déjà deux ans : 24(0) heures dans la vie d’une maman active. Et je m’y suis beaucoup retrouvée. Mêmes rêves, mêmes réalités ! Sur le papier, ma vie a pourtant changé du tout au tout dans cet intervalle : déménagement, nouveau bébé, nouveau boulot… Si la formule de base reste la même – je suis une femme/maman/active/blogueuse, une « slasheuse » parmi tant d’autres – j’ai le sentiment d’avoir évolué. En congé puis au chômage, j’ai fait du tri dans mes ambitions, et remis pas mal de choses à plat dans notre organisation. Je vous donne quelques principes qui m’aident beaucoup.

Établir ses priorités

Je vous épargne le couplet « choisir, c’est renoncer ». Moi aussi, je trouve ça difficile de faire sciemment une croix sur certaines choses. J’ai dû enterrer de vieux rêves comme pratiquer le latin et le grec (ce n’est même pas une blague), ou reprendre la flûte traversière. Ou, plus difficilement, j’ai décliné cette année presque toutes les invitations à boire des verres à Paris. Mais je l’ai fait pour des raisons que j’estimais justes, et surtout, temporaires. Je suis la maman d’enfants en bas âge, et j’accepte cette situation car elle ne durera pas. Quand je serai maman d’enfants de 10 ans, ma vie sera différente, j’en suis convaincue.

Bref. Mes priorités actuelles quotidiennes – disons qu’elles sont valables un an – sont les suivantes :

  1. Passer du temps avec mes filles et mon mari
  2. Veiller à ce que toute la famille soit en bonne santé : on fait des efforts pour manger sainement, on s’organise pour faire du sport
  3. Ecrire

Et c’est tout.

Quelques pistes pour tenir ces objectifs

Bon alors là, je vais rentrer dans des considérations très terre à terre. Et il n’y aura pas de scoops. Mais personnellement je suis toujours intéressée de savoir comment font les autres mamans, alors je me lance pour vous donner notre organisation dans les grandes lignes.

Passer du temps avec mes filles.

Mais si possible, pas n’importe quel temps. J’avais déjà remarqué, quand j’avais uniquement ma fille, à quel point il était frustrant de tout plaquer en avance au boulot pour enchaîner un long tunnel de transports sans puis avec enfants, et n’avoir un vrai échange avec son bébé qu’environ deux heures après son départ. Je caricature, bien sûr. Et je sais qu’il faut bien que ces moments de battement existent, c’est comme ça. Ce qui est possible, en revanche, c’est de les répartir. On se relaie avec mon mari (un jour sur deux, en alternant semaines paires et impaires). Comme ça, on a le plaisir de rentrer deux ou trois fois par semaine directement à la maison et d’y trouver des enfants en pyjama et qui sentent le savon. Celui qui rentre vient immédiatement prêter main forte à celui qui vient d’assurer les soins des enfants. C’est un énooorme progrès acquis depuis ma reprise du travail, qui nous a (pour le moment) totalement sorti de la fameuse dispute impossible (vous savez bien : « j’ai bossé toute la journée, j’ai le droit à une pause/non, moi je me suis occupé des enfants toute la journée, j’ai droit à une pause » ; j’en avais parlé dans mon article sur le congé parental).

Pour le week-end, on essaye aussi d’être attentifs à proposer au moins une activité à notre grande Ourse. Elle n’est pas très exigeante : pour elle, c’est déjà la fête si on sort la peinture ou la pâte à modeler, si on fait des sablés ou un jeu de société pendant la sieste de sa petite sœur. Mon mari, lui, va plus spontanément lui proposer un jeu de construction. Ce qui compte, c’est de faire ensemble quelque chose qui nous fait plaisir. Avec notre petite Ourse, c’est un peu moins formel. D’ailleurs pas plus tard qu’hier, j’ai passé avec elle une bonne demi-heure à rire. Il était 21h, elle squattait mon lit pour ne pas gêner l’endormissement de sa grande sœur. Elle était super réveillée, elle m’escaladait, me mettait des doigts dans le nez, essayait de faire le bruit du chien, m’attrapait la main pour l’ouvrir et faire un « check »,… Ce n’était pas du tout l’heure, mais elle était tellement drôle. Ça a été un des meilleurs moments de ma journée et j’aurais eu tort de m’en priver !

Passer du temps avec mon mari.

Alors là, rien de glamour, je vous préviens tout de suite ! Cette année, on est allés au restaurant en amoureux… une fois seulement ! On essaiera de faire mieux l’année prochaine. En attendant, on fait en sorte de passer de bonnes soirées ensemble à la maison, et surtout de ne pas couper la communication entre nous.

Faire des efforts pour manger sainement.

Je vous renvoie sur ce point à mon article sur le batch cooking. C’est ce qu’on a trouvé de plus efficace pour éviter les tentations des plats préparés et des livraisons à domicile (qu’on s’accorde en extra deux fois par mois). Comme je ne peux plus aller au marché en semaine, j’achète depuis deux semaines un panier de fruits et de légumes bio et locaux qui est livré chez notre fromager. Pour le moment on est plutôt conquis.

S’organiser pour faire du sport.

On fait en sorte que le sport empiète le moins possible sur les moments en famille. Mon gros Ours qui fait du vélo, fait une sortie le week-end (ça lui prend déjà trois bonnes heures !) et s’entraîne le soir en semaine après le coucher des enfants sur son home trainer. De mon côté, le planning idéal serait : une course d’endurance le week-end ; et deux entraînements en salle la semaine, sur les pauses déjeuner. Mais pour tout vous dire, je ne suis pas encore inscrite en salle… donc pour le moment c’est très très light, le sport, en ce qui me concerne.

Ecrire.

Je tiens un « 5 minutes journal » le soir. Il est rangé près de mon lit, avec un stylo. Quant au blog, j’ai mis en place un planning éditorial et une routine simple : rédiger le mardi, gérer les à-côtés (liens, images, réseaux sociaux, planning) le jeudi, lire les autres blogs le vendredi. J’essaye aussi de me discipliner pour ne pas consulter Instagram 10 fois dans la journée. Je m’y autorise en théorie sur mon trajet de retour du travail. Et souvent, je replonge une fois que les enfants sont au lit.

Pallier les besoins secondaires

Il manque des choses par rapport à ma liste complète idéale. C’est le jeu des priorités… Je ne peux pas passer du temps en famille et ranger/laver la maison tous les jours. Je ne peux pas dîner avec mes enfants tous les soirs et sortir voir mes copains. Je ne peux pas jouer avec mes enfants le samedi après-midi et aller au glee club de notre ville. Je ne peux pas vouloir écrire, et me faire un énorme programme de lectures et de séries.

Il y a des solutions plus faciles à trouver que d’autres. Par exemple :

Je ne peux pas passer du temps en famille et ranger/laver la maison tous les jours : mais j’ai les moyens de faire venir une femme de ménage.

J’ai eu la chance de tester les services de Wecasa : super pratique, car c’est vraiment à la carte, on n’est pas obligés de souscrire un service régulier, on peut faire venir quelqu’un pour 2 ou 4 heures, quand le besoin se fait ressentir – et en plus, on peut prendre un supplément pour que la personne vienne avec son propre matériel. (On utilise d’ailleurs aussi Wecasa pour faire couper les cheveux du gros Ours à domicile depuis presque un an maintenant, le soir en semaine, c’est parfait).

Pour le moment, on a convenu avec mon mari de fonctionner comme ça et de se contenter d’un entretien sommaire. On a établi ensemble une petite liste des règles incompressibles de la maison : rien d’insurmontable, mais on s’y tient. Je peux la partager avec vous, si ça vous intéresse. Sinon, je vous conseille d’aller faire un tour sur Pinterest, où on trouve facilement des tableaux pour dispatcher les tâches quotidiennes d’entretien des tâches mensuelles de fond. J’ai épinglé ici mes préférés : les plus simples !!!

Je ne peux pas dîner avec mes enfants tous les soirs et sortir voir mes copains : mais je peux les inviter à venir à la maison !

Je pourrais aussi emmener mes enfants voir mes copains. Je n’ai pas hésité à le faire quand mes filles étaient des nourrissons, mais par la suite je trouve que cela devient quand même assez inconfortable. Donc chez nous, c’est très bien, a fortiori pour les copains qui ont des enfants aussi. Avez-vous remarqué comme moi qu’on est beaucoup plus tranquilles entre adultes quand les enfants s’occupent entre eux ?

Je ne peux pas jouer avec mes enfants le samedi après-midi et aller au glee club de notre ville : mais j’ai la chance d’avoir une chorale d’entreprise !

On ne danse pas, mais on chante, et c’est déjà top !

Je ne peux pas me faire un énorme programme de lectures et de séries : mais ça ne m’empêche pas de regarder quelques saisons par-ci par-là, ni d’emporter un livre quand je pars en vacances.

Je ne me mets pas la pression, c’est tout… Sur mes trajets quotidiens, où j’alterne transports et marche, j’ai tendance à privilégier le podcast (mes préférés sont ici et ici si ça vous intéresse), car je n’ai pas besoin de m’interrompre.

Voilà, j’ai un peu fait le tour de ce sujet extrêmement vaste… Et vous, vous faites comment pour mener toutes vos vies de front ?

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11 commentaires sur “24(0) heures dans la vie d’une maman active : quelques idées pour s’organiser

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  1. Je priorise aussi ! Pendant trop longtemps je pensais qu’en étant en congé parental, je me devais d’être irréprochable sur bien des points (maison toujours nickel, corbeille de linge vide, frigo plein,…) tout en menant mes propres projets perso. La bonne blague ! Je lâche clairement prise sur la maison. On ne vit pas pour autant dans une porcherie et je ne m’en porte pas plus mal !!

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    1. Pareil, mon premier mouvement en congé parental était de « compenser » le fait de ne pas bosser en voulant être parfaite à la maison. Heureusement avec les enfants je suis vite redescendue à des objectifs plus terre à terre. D’ailleurs un des déclics pour moi a été une phrase de la blogueuse Marie et sa tribu qui disait qu’elle était à la maison pour ses enfants… pas pour sa maison !

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  2. Pour l’instant j’arrive à trouver une façon assez naturelle de répartir mes besoins et envies, mais c’est vrai que c’est facile de se laisser déborder d’un côté ou de l’autre, surtout qu’on voudrait exceller partout et tout le temps, ce qui est impossible…En ce moment j’ai presque l’impression de perdre pieds, alors je vais mettre quelques trucs en pause pour mieux revenir!

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    1. Je comprends tout à fait. Il y a des périodes où j’improvise aussi, et des moments où j’ai besoin de tout recadrer, comme en ce moment.
      Tu vas mettre des trucs en pause : tu penses au blog ? Pour moi tu es un modèle de blogueuse super active, je suis très impressionnée par ce que tu fais – mais je n’ai jamais essayé de suivre ton exemple, je me sens bien incapable de tenir un tel rythme !

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  3. Je suis admirative : moi qui n’arrive jamais à choisir et qui suis plutôt en mode tout tout tout tout, je veux tout et je peux tout faire !!
    Mais bon, l’expérience m’a montré que ce n’est pas humainement possible, et qu’il faut que je me résigne à choisir, moi aussi.
    Merci pour ce bel exemple, en tout cas ! 🙂

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    1. Je te rassure, je suis comme toi, j’ai le profil « je fais toujours plus jusqu’à ce que tout lâche » ! Mais je suis dans une période où j’accepte plus facilement d’aller à l’essentiel. On verra si c’est temporaire ou si c’est la maturité qui s’installe 😉

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  4. Je triche en « volant du temps » pour faire ce que j’aime, soit tôt le matin, soit le midi sur la pause dej (je préfère louper le dej avec les collègues que le trainage en pyjama en famille du dimanche matin). Et j’essaie de ne plus faire plusieurs choses à la fois car au final je fais tout mal et j’ai l’impression de n’avoir rien fait. Par contre je ruse pour coupler des choses agréables quand tout s’emboite bien (ex: aller prendre le goûter en famille chez mamie…mais moi j’y vais en courant et les mecs en voiture).
    M’enfin, ya encore du boulot pour que ce soit plus fluide et que je me sorte de la tête cette idée de « je suis débordée je ne fais rien » alors que je papillonne dans tous les sens.
    mais en ce moment j’ai ma botte secrète: « vivement le congé mat’ « (on a le droit de rêver 😉 )

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    1. Ah je connais cette botte secrète ! Tiens d’ailleurs j’ai repris le travail avant d’avoir rattrapé mon retard de 3 ans dans les albums photo 🤭
      Merci pour tes astuces. Moi j’avoue que j’aime bien dormir le matin et déjeuner avec mes collègues, du coup je dirais que je décline le concept sur les trajets quotidiens que je mets à profit pour faire de la gestion administrative à distance, des achats en ligne, des réseaux sociaux, etc.

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  5. J’adore moi aussi lire les astuces des autres 😉 . Mon astuce à moi c’est d’avoir un semainier : chaque semaine on mange à peu près les mêmes menus (soupe tous les jeudis par exemple, pâtes le mercredi…), je fais mes lessives toujours les mêmes jours (le clair le lundi, le foncé le mercredi etc.), ça m’aide à ne pas perdre de temps avec la planification des tâches. Après ça reste compliqué et je crois qu’à la rentrée notamment je vais revoir ralentir le rythme de publication du blog. Au travail à cause de mon temps partiel je n’ai qu’une mini pause de 30 minutes le midi (et encore souvent je dois la sauter car j’ai trop à faire) et le soir je m’écroule une fois les enfants couchés…

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