Le petit dernier… (suite)

Ma petite Ourse va avoir dix-huit mois, et nous venons seulement d’aborder frontalement le sujet du petit dernier. Et j’ai encore du mal à digérer cette conversation…

 

Il y a presque un an, j’avais abordé dans cet article la question du petit dernier. Et ces derniers jours, après une conversation trèèèèès difficile avec le gros Ours, j’ai à nouveau beaucoup pensé à ce sujet. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’excellent article de die Franzoesin chez qui les rôles sont inversés. J’essaye vraiment d’avancer. Mais c’est difficile. Voici les notes que j’ai prises le lendemain de la conversation.

 » Hier, on a eu une discussion longue et houleuse dans la voiture avec F*. Il ne veut plus d’autre enfant, je suis désespérée. Je ne me voyais pas en avoir si peu. Je pensais que les filles grandiraient dans une fratrie plus large. J’arrive bien à comprendre ses arguments, mais en dehors de celui de l’écologie, tout me paraît très matériel et trop peu justifié : il n’a pas envie de changer de voiture. Comparé à un projet de vie, c’est quand même léger… Il me dit qu’on n’a jamais parlé d’avoir trois enfants mais moi j’ai l’impression que ça a toujours été trois. Quand on a appris que Gabrielle était une fille, on a parlé du troisième, j’ai pas rêvé quand même !

A la fois j’ai envie de me jeter à corps perdu dans le projet « plus de bébé ». Revendre le matériel de puériculture, les bodies. Ne plus jamais avoir à mettre mon corps entre parenthèses. Mais… pfff. Je sais pas, j’y crois pas vraiment. Je suis pas convaincue. En plus, F* m’a fait super culpabiliser en me disant que j’ai pas le droit de ne pas trouver ça « suffisant » d’avoir deux enfants, que c’est cruel par rapport à mes deux filles qui sont déjà là. Que je ne peux pas dire que faire des enfants c’est le sens de ma vie, que ça doit être elles. Mais pour moi, c’est sans rapport. Elles sont toute ma vie, oui. Elles, et les enfants qu’on n’a pas encore et qu’on pourrait avoir un jour.

Je sens bien que je ne suis pas prête à m’arrêter ! Oui, c’est dur les premières années mais au fond je sens qu’on vit les plus belles années de notre vie. Ces êtres qui grandissent à vue d’œil, qui ont besoin de nous, qui nous aiment tellement, à qui on peut faire des câlins à volonté… ça va s’arrêter et on ne vivra plus jamais ça. Je crois que pour moi, c’est la relation idéale – malgré toutes les difficultés. Même si je sais que ça ne peut pas durer. Devenir maman a été une révélation, je ne peux pas encore renoncer à cette découverte. Une blogueuse avait écrit sur l’adieu à la petite enfance, elle avait l’air si sereine à l’idée de faire une croix dessus. Moi je vois bien le concept, mais je suis prête à reporter encore.

Et puis F* ne comprend pas que deux, c’est la dualité permanente. Le face à face. La comparaison sans issue. Deux, ça me va pas. Ça me rend triste. Pourquoi est-ce qu’il déteste autant la petite enfance ? Alors que c’est moi qui morfle le plus ?

C’est dur d’écrire sur tout ça. Je ne sais pas ce qui me rend le plus triste. J’ai été tellement heureuse et fière d’avoir 4 frère et sœurs, c’était ma différence, ça nous rendait uniques et intéressants. Maman de deux, c’est pas moi, c’est pas mon rêve. C’est comme si on se conformait juste à la norme, ni moins, ni plus. Si je vais au pire du pire : c’est comme si on avait fait un deuxième juste parce qu’on avait un premier. C’est faux évidemment, et puis on ne peut pas faire des enfants indéfiniment. Mais deux… c’est pas pour moi. Ça manque de défi. Ça manque de folie. Qu’est-ce qui va me distinguer si j’ai seulement deux enfants ? Un boulot, un mari, deux enfants. Et rien de spécial… je sais pas, c’est comme une forme de pression. J’ai le sentiment de n’avoir aucune aspérité, aucune qualité. A part être petite à la rigueur, mais c’est quand même pas d’une originalité folle. Je ne suis pas une personnalité solaire – j’aimerais bien, mais F* dit que je fais tout le temps la tronche. Je chante juste mais je ne suis pas une artiste. J’écris bien, mais pas assez. Je fais le sport le plus lambda de la terre – justement parce qu’il est accessible et que je suis bien contente d’arriver à faire un truc. C’est quand même bien d’avoir la tête dans le guidon de la maternité, ça reporte toutes ces questions. Je veux bien les affronter, mais je pensais que ce serait plus tard. Là c’est comme si je devais avoir 40 ans d’un coup. Lui, il attend que notre vie commence. Et moi, j’ai l’impression qu’il m’impose une fin. »

35 réflexions au sujet de « Le petit dernier… (suite) »

  1. Je comprends tellement ta détresse face à ces sentiments ambivalents : d’un côté la raison qui nous dit que ça suffit (pour tout un tas de raisons valables effectivement), et d’un autre le cœur qui crie encore. Après num1, l’envie du second est venue tout de suite, viscérale, évidente. Après num2, quelques années sont passées, sans que l’envie ne devienne assez forte. Les deux petits derniers, qui ont exactement le même écart d’age que les deux aînées, se sont enchaînés de l’an meme manière (avec des interrogations plus fortes sur la pertinence et le bien fondé de leur venue quand même). J’ai toujours dit à mon mari que j’en voulais 4, dès notre premier rendez-vous. Il en avait déjà deux de son côté, mais il a dit banco (probablement en espérant que mes envies de jeunesse seraient calmées après les deux premiers 😂). J’avoue aujourd’hui que la peur de regretter de ne pas avoir fait l’enfant en plus l’a emporté sur la raison (diantre, 4, mais quand allez vous vous arrêter ??!!). Et évidemment, je ne regrette absolument pas d’avoir (un peu) forcé la main pour le dernier 😉

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  2. Je compatis, quand j’ai rencontré le Breton, on rêvait d’une famille TRÈS nombreuse (5/6?), puis on a eu le premier et même si l’envie était toujours là, on s’est dit que 4 ça sera peut-être plus raisonnable. Un second et toujours cette certitude que nous serions une famille nombreuse 🤗.
    PetitPrince est là depuis un mois et je dois avouer que nos certitude vacillent : la grossesse a ete plus éprouvante (je prends de l’âge et il y a toujours les deux aînés a gérer), et après un mois de nuits hachées, on se demande ce qui nous ai passé par la tête pour quitter le confort de deux enfants au sommeil régulier …
    Et malgré ça, je ne suis pas sûre de nous sentir complet, il reste une chambre et une place dans la voiture (#teamprevoyant mais le Breton dit que ce n’est pas un bon argument 😝), renoncer à un quatrième, c’est aussi renoncé à une hypothétique fille (même si j’ai conscience de pouvoir avoir un quatrième fils). Bref, pour l’instant le futur est flou et c’est la première fois dans notre aventure familiale, on se donne jusqu’à mes 35 ans pour délibérer.
    En tout cas, bon courage, car malgré les doutes, je ne regrette absolument pas ce troisième enfant, deux c’était trop peu pour moi 😙

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  3. Tes émotions et réflexions sont intenses, cela me touche car je partage aussi ce désir d’une famille plus nombreuse que la norme, sûrement en partie pour me rendre spéciale. Avec mon mari, nous sommes dans ce même désir mais ce n’est pas possible maintenant et j’ai donc peur que le temps passe trop et que lorsque cela deviendra possible l’envie soit partie car nos filles seront déjà plus grandes, parce que j’aurai dépassé 35 ans, parce la fatigue t la peur d’être encore plus fatiguée, etc. Je ne sais pas si nous aurons envie d’un petit dernier sur le tard, ni si ce sera possible et d’ailleurs ce n’est pas 3 mais 4 enfants que j’idéalisais. Maintenant nous nous disons que 3 ce sera déjà bien, et c’est déjà un petit deuil pour moi. J’oscille aussi entre garder le matériel et les vêtements au cas où et faire de la place… pour l’instant je garde mais en étant bien plus sélective que la première fois, et peut-être qu’un jour je déciderai de tout virer.

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    1. Au moins vous continuez de réfléchir ensemble, ça reste un projet de couple, même s’il évolue par rapport au projet initial. C’est super ! Nous, c’est la première fois qu’on est divisés sur un sujet si important… c’est peut-être aussi pour ça que la discussion m’a semblé si dure.

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  4. Ce déjà pas facile de faire le deuil d’un dernier enfant quand on est d’accord tous les deux que ce n’est pas raisonnable, mais quand il y a désaccord… je compatis, c’est vraiment douloureux. Moi j’avoue que l’argument écologique est celui qui me touche le moins car je le trouve totalement fallacieux et hyper-culpabilisant. Ben voyons, un enfant serait une catastrophe, alors que nos poubelles sont pleines, et que nous consommons toujours plus et voyageons toujours plus loin. Je crois vraiment que le pb, ce n’est pas l’enfant de plus. Ça, ça me parait l’argument égoïste de ceux qui ne veulent surtout rien changer à leur mode de vie. On avait eu cette discussion chez working-mutti, à ce sujet.
    Après, je ne sais pas quel âge tu as, mais tu as sans doute encore un peu de temps devant toi, qui sait ? un revirement d’opinion peut se produire chez Mr Ours 😉

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    1. Ah, faut que j’aille faire un tour chez Working Mutti pour en savoir plus… On a tous les deux 34 ans, c’est vrai qu’on a encore quelques années pour changer d’avis, mais pour quelqu’un qui est pressé de sortir des couches, il n’est jamais trop tôt…

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  5. Bonsoir,
    J’ai vécu une situation extrêmement similaire à la tienne. Je rêvais de trois enfants pour ne pas répéter mon schéma familial de deux enfants, mon mari n’en voulait que deux. Il n’est pas fan de mes grossesses, des bébés, des couches, pleurs et toutes les contraintes. Il voulait passer à autre choses être plus libre. Mais pour moi je n’arrivais pas à faire le deuil. Je l’ai pas mal tanné, j’ai levé toutes ses craintes, je lui ai même fait un tableau du plus et du moins. Au bout d’un an il a fini par me dire oui, comprenant que je ne serai jamais satisfaite et que je risquais de le lui reprocher dans quelques années. Alors maintenant que notre « petite troisième » a 3 ans, il reconnaît qu’une famille de 5 c’est rythmé et vivant, il me remercie pour ça! J’espère que ton papa ours comprendra ta détresse et fera un geste vers toi…. je te le souhaite!

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  6. Je suis passée par la même « épreuve » que toi, et j’ai essayé de faire le « deuil » de ce petit 3 eme. J’utilise beaucoup de guillemets car il est certainement inapproprié d’utiliser des mots si forts quand on a l’immense chance d’avoir déjà 2 enfants. Oui, mais voilà, ça ne m’a pas empêchée d’être très malheureuse, d’en vouloir à l’autre de m’amputer d’une partie de mes rêves et d’être terrorisée à l’idée de le regretter toute ma vie… Alors j’ai tout raconté, dans une lettre que je lui ai donné. J’ai mis des mots sur mes sentiments, sur cette intense tristesse qui je le savais ne me quitterait pas et j’ai fini par avoir gain de cause. Le karma est joueur puisque 2 bébés ce sont invités lors de cette 3 eme grossesse tant désirée, et nous sommes les parents les plus heureux du monde aujourd’hui. Bats toi, encore et encore, ça vaut le coup. Courage.

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    1. Merci pour ton témoignage. Savoir que vous êtes heureux aujourd’hui alors que vous avez été divisés sur le sujet, ça compte pour moi !
      Et sinon, moi aussi j’espère ne pas être trop indélicate, à parler de mon désir d’enfant alors que j’en ai deux en bonne santé. J’ai bien conscience de ma chance.

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  7. Je trouve que tu es dure avec toi-même, tu écris très bien, j’ai eu les larmes aux yeux en lisant ton texte. Je crois vraiment que tu devrais le faire lire à F., pour qu’il comprenne véritablement ce que tu ressens. Et espérer aussi que le temps changera quelque chose à l’affaire, votre deuxième est vraiment petite encore, nous on se remet tout juste de la venue d’I. qui a le même âge ! En ce qui nous concerne, nous en avons toujours voulu 4, comme une forme de compromis entre ma fratrie recomposée de 3 et sa famille nombreuse avec 6 enfants. Et puis même si l’on ne choisit pas, je souhaite pour ma fille de connaître la relation entre sœurs qui m’a pas mal manqué. Notre question est plutôt de savoir quand les faire, entre la réalité financière et la place dans l’appartement, l’attention à porter à chacun, nos boulots, mon corps que je n’ai pas fini de me réapproprier etc. Et en même temps on ne voudrait pas trop les espacer, parce qu’on a toujours trouvé difficile le grand écart qu’il y a dans la fratrie de J., pour les parents mais surtout pour lui qui est l’ainé, et parce que je crois aussi qu’on aimerait bien un jour être plus disponible pour nos carrières, quand nous n’aurons plus d’enfants en bas-âge. En tout cas, je t’envoie tout mon soutien !

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    1. Merci Audrey pour ton gentil message. Je ne suis pas sûre que F. puisse comprendre, mais ça m’a fait déjà beaucoup de bien d’avoir du soutien grâce à cet article. Je suis sûre qu’on aura l’occasion d’en reparler en vrai. En tout cas c’est chouette que vous soyez soudés autour de votre projet. Bise.

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  8. J’imagine comme ça doit être douloureux pour toi d’imaginer devoir renoncer à ce rêve familial que tu t’étais fait. Peut etre qu’avec le temps, il comprendra ? Il acceptera ? On dit souvent que le temps est notre allié.. Peut-être que dans quelques mois/années, il se sentira finalement prêt ? En tous cas, je comprends ta tristesse..

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  9. Bon alors déjà je me suis demandée pendant tout l’article comment s’appelait ton mari, j’ai eu du mal à ne pas lui donner le prénom de mon cadet mais bref 😉 .
    Nous avons déjà beaucoup échangé sur le sujet du coup, mais ton article m’a fait beaucoup de peine cependant. Je me rends compte que c’est une vraie souffrance. J’ai l’impression que pour mon mari c’est moins fort, peut-être parce qu’il a encore l’espoir de me faire changer d’avis, ou parce qu’il est malgré tout moins attaché à ce désir.
    Je trouve que c’est dur de la part de ton mari de mettre en balance ton amour actuel pour tes deux filles en l’occurence je suis d’accord avec toi : ça n’a juste rien à voir. Quoiqu’il en soit et après notre échange sur nos âges, j’ai tendance à penser que le temps jouera forcément en ta faveur. En tout cas j’espère pour toi.

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    1. Je suis à 100% sûre que mon mari ne porte pas le même prénom que ton cadet 😉 Le temps jouera en ma faveur quoi qu’il arrive, je mûrirai avec ou sans troisième enfant. Déjà en quelques jours, tous nos échanges m’ont aidée à prendre du recul et à retrouver un peu de sérénité.

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  10. Je suis désolée de ta tristesse.
    Vouloir un enfant, ce sont les tripes qui parlent. Mais ce que je comprends de ton article, c’est que cet enfant tu le veux aussi pour te distinguer. Je comprends donc que tu ton mari qui t’aime refuse : 0,1, 2, 3, 4 ou 5 enfants, tu es formidable ! Ta valeur n’est pas définie par ton nombre d’enfant, tu es exceptionnelle quoiqu’il arrive. Il faut que tu sépares ces 2 combats : avoir un autre enfant (ou pas) et prendre conscience de ta valeur (inestimable).
    Courage !

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  11. Je relis ton article (alors que je ferais mieux d’aller me coucher) et je voulais encore rebondir sur un point : je ne pense pas que deux soit forcément «  la dualité permanente. Le face à face. La comparaison sans issue ». Je n’ai qu’une sœur, nous avons a peu près le même écart d’age que tes filles et mes fils et justement j’ai adoré cette relation privilégiée et unique – ca fait un peu partie de mes arguments pour m’arrêter là d’ailleurs. Je voulais juste te le dire au cas où, pour te rassurer si vous en restez là.

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  12. oh c’est dur de lire ça…ça sonne avec tellement de justesse. Douces pensées.
    Ici le deuxième est né. Mais sans que l’on sache si ça sera le dernier. Autant j’étais catégorique pendant la grossesse, autant tout s’entrechoque et devient plus imprécis maintenant…on verra ce que la vie nous réserve et où nous en sommes respectivement sur nos envies d’ici 3 ans 😉

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    1. Oui, 3 ans c’est un bon délai pour se reposer la question. C’est drôle, moi c’était vraiment l’inverse, pendant toute ma deuxième grossesse je n’ai pas pensé une fois que c’était la dernière, puis quand ma deuxième a été parmi nous j’ai pris conscience que deux enfants, c’était déjà beaucoup en fait 🙂

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  13. Je sais que tu as du mal à l’envisager pour l’instant mais ce qui fait de toi quelqu’un de spécial n’est pas le fait d’être la mère de deux, trois ou même cinq enfants mais ta personne et rien que ta personne. Il n’y a pas deux personnes comme toi et il n’y en aura jamais, là est toute ta richesse.
    C’est dur de voir ses rêves s’envoler. J’espère que — si c’est un non ferme et définitif — que tu parviendras à faire le deuil de ce troisième enfant. C’est d’autant plus difficile que même s’il acceptait, ce serait sous la contrainte et peut-être que ça finirait par te rendre malheureuse aussi.
    Bon courage dans le nouveau chapitre de ta vie, que ce soit avec ou sans troisième enfant.
    Douces pensées !

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  14. Un article qui me parle… Quand nous nous sommes rencontrés avec l’HomCostaud, nous avons tout de suite évoqué le fait d’avoir une grande famille – 4 enfants minimum…. Finalement Dame Nature en a décidé autrement (2 parcours de PMA, qui ont donné naissance à deux magnifiques louloutes).
    L’Homme se « satisfait » de la situation. De mon côté, j’estime la chance que nous avons eu… mais pour autant je me sens « incomplète », l’idée du petit troisième ne me quitte pas… pas encore…

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  15. Le contexte était différent chez nous, c’est les médecins qui avaient que bb3 serait le dernier. J’ai eu une réaction un peu similaire à la tienne: revendre tout ce qui avait un lien avec la petite enfance, regarder d’un air moqueur (très forcé) les jeunes parents qui avaient un jeune bébé dans une poussette. Je crois que Mr G a eu beaucoup moins de mal avec ça que moi

    Et la vie en a décidé autrement. Mais je suis de tout coeur avec toi dans ce deuil d’une page qui se tourne.

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  16. Arf, c’est tellement compliqué quand il y a un tel désaccord dans le couple ! Pour moi, c’étaient minimum 2 voir plus. Mais avec les nuits compliquées et l’énergie que ça prend de s’occuper d’enfant en bas âge, je crois que je n’ai plus envie d’une grossesse et de nuits compliqué (même si je rêve d’accoucher de nouveau 😅)
    Ce qui m’embêtait aussi dans 2, c’est que c’est comme tout le monde (en plus une fille et un garçon) avec la maison avec jardin et les deux voitures, nous manque plus que le chien !! Mais tout ça me passe au-dessus. En fait, je pense qu’on peut avoir tout les arguments du monde quand ça viens des tripes, ça viens des tripes !
    Et par contre, je ne supporte pas quand on dit que ce n’est pas écolo de faire des enfants. Perso, je ne vois pas trop le rapport. L’enfant n’a rien à voir avec notre mode de consommation, c’est à nous de revoir notre manière de consommer. Et puis, c’est surtout une question d’éducation à mon sens. Enfin, cela ne reste que mon point de vue 🙂
    Enfin, j’espère que vous réussirez à trouver un terrain d’entente pour qu’aucun de vous de soit léser. De son coté, il a peut-être besoin de cheminer encore, et puis toi, tu as encore un peu de temps pour voir si vraiment, c’est si important pour toi.
    Mais c’est avec ce genre de décision difficile que le couple en sort grandit si la communication est maintenue. Bon courage à toi.

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  17. Difficile quand il y a un désaccord dans le couple sur le projet de vie. Quand j’ai rencontré mon homme, nous avons rapidement parlé d’enfants et on était d’accord sur un nombre entre deux et quatre (nous venons tous les deux d’une fratrie de quatre). Au final, nous avons eu la chance d’avoir les mêmes envies à peu près en même temps.
    Ce que tu écris est très émouvant car on sent qu’il y a quelque chose de viscéral pour toi mais ce n’est pas une fin en soi, juste la fin d’une phase (la phase bébé). Il y a tellement de belles phases à venir, le développement des enfants est tellement fascinant.
    J’espère pour vous que vous trouverez un accord qui ne vous fera pas trop souffrir.

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  18. Oh je te comprends tellement !
    Monsieur ne veut pas de troisième : trop fatigant (en même temps c’est moi qui gère tout…), pas la place, pas la bonne voiture,… et moi qui ne suis pas assez disponible pour lui.
    Bref, il ne voit pas l’intérêt et bien qu’il soit heureux d’avoir ses filles, c’était un « effort ».
    Je suis un peu déçue et je n’arrive pas à me dire qu’il n’y aura pas d’autre grossesse, d’autre bébé.
    Du coup, j’ai franchi le pas et je me débarrasse de tout le matériel de puériculture petit à petit… Histoire de dire à mon cerveau que c’est terminé…
    Comme toi, j’ai 4 frères et je pense que l’amour de cette grande famille n’aide pas à se dire que deux c’est suffisant !
    Bises.

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